27/03/2014

PETITS TRECKS BHOUTANAIS....

PETITES BALADES BHOUTANAISES

Par Alain BOSSU


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Imaginons une balade d’avant-dernier jour, histoire d’entrer dans la « Tanière du Tigre », là-haut, au-dessus de la vallée de Paro, à plus de 3000 mètres d’altitude. Une marche offre toujours la liberté d’admirer des paysages, de revivre aussi les balades et les visites des jours précédents. Cela permet en quelque sorte de résumer un voyage, de remonter le temps, se rappeler les étapes que Tirawa a organisées pour les lecteurs Tribune de Genève/24 heures. Et nul ne savait encore que nous attendait, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau.

IMGP1423.JPGAlors, tout défile durant cette longue montée vers le monastère de Taktsang, surnommé la « Tanière du Tigre »… construit à même la falaise, à 1000 mètres au-dessus de la vallée. S’agit-il d’un véritable expresso servi au Brioche-Café de Paro ? Ou peut-être des feux de bois dans les chambres et au restaurant d’un hôtel de Gangtey après la petite randonnée dans la magnifique vallée de Phobjika où nous avons appris à tirer à l’arc (sport national du Bhoutan) à 150 m. Une confidence ? Un stage de quelques jours et Michel entrait dans l’équipe nationale !

 

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Ce serait sûrement aussi le souvenir des danses et des chants dans le dzong de Punakha, à la confluence des rivières Mo et Po, un moment très fort du voyage. Le Festival de danses traditionnelles s’y déroule dans la cour principale. Un rêve de couleurs, une gestuelle parfaite, des musiques, des regards, des rires aussi.

On en aurait presque oublié que tout a donc commencé par un vol Etihad Airways jusqu’à Delhi via Abu Dhabi. Et puis, le Bhoutan déjà, dans le vol Druk Air, laIMG_9366.JPG compagnie nationale du Royaume, jusqu’à l’aéroport de Paro. Sur la gauche de l’appareil… oui, c’est l’Himalaya qui se présente avec l’Everest, toit du monde. Quelques instants plus tard, on apprend à négocier les virages au milieu des montagnes !

Le sentier qui va finir par devenir un peu plus difficile prête encore à la rêverie et au souvenir, celui que nous emporterons avec nous grâce aux judicieux autant que précieux conseils de nos guides Ugyen et Nima, grâce aussi à la sérénité toujours affichée par notre chauffeur Jontan.

IMG_9421.JPGUn voyage au Bhoutan, c’est quelque chose de très particulier, d’unique. Chacun garde en mémoire l’accueil de la population, les marchés et, même, la découverte de ces phallus géants sur les murs des maisons. Et ces montagnes qui nous échappent alors qu’elles sont là, juste en face, de l’autre côté du brouillard. Le col du Dochula (3050 m) ne nous offre que de l’inaccessible. Mais le groupe est optimiste. Les montagnes, c’est pour le retour. Ce jour-là, les grosses pluies de la nuit ont purifié le ciel. Col du Dochula bis… tout est devant nos yeux : Masang Kang, Theri Khang, Kangkar Pensum, que du lourd, que du haut. La chaîne himalayenne avec ses plus de 7000 m, juste devant nos yeux !

C’est magique mais nous redescendons déjà le Taktsang. Nous avons fait notre toit du monde à nous. Et voilà que ce périple qui défile en boucle dans notre mémoire vive s’arrête. La cerise sur le gâteau est devant nous !

Pourtant, nous avons des desserts-souvenirs plein la tête. Ils s’y accrochent comme la « Tanière du Tigre » à sa falaise. Robert Dompnier, l’un des fondateurs de Tirawa se trouvait au Bhoutan en même temps que nous. Trois soirs durant, il nous a parlé de sa passion pour ce pays. Il nous l’a fait mieux comprendre et nous l’avons donc davantage aimé, chacun comme il l’entend par bribes, pas à pas, celui du montagnard, celui du découvreur de l’autre.

 

 

Tout le monde se rappelle la rencontre, à Thimphu, la capitale du Royaume, avec Dr Ha Vinh Tho – directeur des programmes de l’ONG Gross National Happiness Center (Centre du Bonheur National Brut) qui est la griffe internationale du pays – et de son épouse Lisi qui s’occupe de la Fondation Eurasia au Vietnam. Ce fut un très grand moment pour tous puisque Dr Tho, comme tout le monde l’appelle (Tho est le prénom), a dirigé la formation au CICR et qu’il est donc Genevois d’adoption, même s’il vit à Palézieux lorsqu’il est en Suisse.

2e groupeDSC_0376.JPGOn aurait donc pu garder tous ces souvenirs d’excellence, paysages, sourires d’enfants, des visages qui ont des prénoms. Les pièges de la route aussi. Mais voilà, nous sommes gourmands et le Bhoutan nous a offert la cerise sur le gâteau. ELLE était là, sur le chemin qui grimpe à Taktsang, en tête d’un groupe presque déjà épuisé par son rythme.

ELLE porte une ombrelle comme si elle se promenait au bord du lac ou dans le Jardin botanique. Nul ne prend de photos, tout le monde baisse la tête. Il ne faut pas la regarder. Mais ELLE s’arrête près de nous. Elle demande, en anglais, d’où nous venons. Alors, nous relevons la tête : « Geneva… Switzerland ». ELLE répond en français, d’une voix très douce : « Oh, j’aimerais tellement me rendre à Genève. Le meilleur chocolat… » Puis ELLE s’enquiert de notre séjour, demande si nous aimons le Bhoutan, puis reprend la route… à la même vitesse, avec la même légèreté.

Alors, oui, après ce rêve qui passe, comment ne pas se sentir sublimé par le Bhoutan ! Nous revoyons des lieux, des visages, des sourires, des rivières.  Et ce souvenir qui restera à jamais gravé dans les mémoires. Ashi Jetsun Pema a sûrement mis beaucoup moins de temps que nous pour atteindre le monastère de Taktsang. Nous venons de rencontrer la jeune reine du Bhoutan, épouse du roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuck.

 1er groupe

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Commentaires

un beau voyage (je l'ai fait en 2013) avec un moment inoubliable: la rencontre avec la belle reine de ce petit pays. Mais je ne peux pas croire qu'aucun participant n'a pas une petit photo d'elle (même de loin !!!) Alors merci de nous en faire profiter.

Écrit par : manatee49 | 23/04/2014

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