22/09/2011

L'ILE DE BEAUTE - DU SUD AU NORD

Le récit du voyage

 

par Michèle Paoli


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C’est bien à juste titre que l’on a surnommé la Corse «l’île de beauté ». Elle est vraiment belle !...
Le groupe qui a choisi de partir avec le « Club Voyages » pour visiter cette terre, entourée par la grande bleue, est un panachage de personnes hétérogènes : les uns du canton de Vaud, les autres du canton de Genève, les uns plus jeunes, les autres moins jeunes, les uns en couple, les autres solitaires, il y avait même un choriste… Eh bien tout ce joli monde – trente abonnés de votre journal – a donné une communauté de personnes très sympathiques, pleines d’humour, agréables, ponctuelles, et dont l’entente a été parfaite. Un vrai bonheur !
Dimanche 4 septembre : rendez-vous pour les Vaudois à la gare de Lausanne à 7h.30. Ils doivent retrouver les Genevois à l’arrivée des cars à l’aéroport de Genève à 8h.30. C’est dimanche, pas de pendulaires sur l’autoroute, aussi notre talentueux chauffeur, Didier, est-il déjà là à 8h.10. Des embrassades et des bonjours fusent de toute part. Il y a les nouveaux, mais aussi les habitués fidèles aux voyages du Club de votre journal. Nous voilà donc tous installés dans un confortable car de la compagnie « Lecar.ch ». Chacun fait sa petite place et une bonne odeur de croissants et viennoiseries - offerts par l’agence - attisent nos papilles. Je sers le café et les prémices de sympathie sont déjà établies.
Nous roulons vers la Drôme provençale pour notre repas de midi et la pluie nous rattrape. Ouf ! Heureusement que notre journal nous a offert des pèlerines, elles vont être bien utiles à la descente du car ! Merci à la « Tribune de Genève » et à « 24heures » pour ce cadeau et tous les autres qui nous seront aussi utiles.
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Le restaurant qui nous accueille pour le repas de midi est très agréable et notre repas très bon. Nous regagnons notre car pour la suite de notre voyage et, repus, d’aucuns « piquent un petit somme », alors que d’autres regardent le paysage. Arrivés à Marseille, la pluie nous a quittés. L’immense « bouche » du ferry qui va nous emmener en Corse, ingurgite une à une, dans son impressionnant « ventre », les voitures et les cars. C’est ahurissant le nombre de carrosseries et d’êtres humains, sans oublier quelques amis de l’homme, qu’il arrive à caler dans son habitacle ! Il est 19heures, nous prenons possession de nos cabines. C’est tout à fait confortable et très propre. Nous quittons le port de Marseille pour une nuit des plus tranquilles.

Lundi 5 septembre : 7heures. L’île de beauté est face à nous. Nous devons accoster, mais la voix du capitaine du ferry nous informe que nous ne pouvons pas approcher du port. Nous n’en savons pas davantage, si ce n’est que dix-huit pêcheurs bloquent l’entrée du port de commerce d’Ajaccio pour protester contre le prix du gasoil. Seuls les navires de croisières sont autorisés à jeter les amarres. En revanche, les trois ferries restent en rade deux bonnes heures. La tempête sociale étant apaisée, nous pouvons enfin fouler le sol d’Ajaccio où Valeria nous attend. Valeria est notre guide. Une charmante Sicilienne, historienne de l’art et guide professionnelle du Ministère de la culture française, connaissant la Corse comme sa poche, tant du point de vue géographique qu’historique. Ce fut un vrai plaisir que de l’écouter. Le petit-déjeuner n’ayant pas été pris, nous nous dirigeons à la queue leu leu, d’abord pour déguster ou dévorer (selon les appétits) croissants et café et ensuite faire une visite à pied de la capitale de la Haute-Corse, sous les explications de Valeria. Visites qui s’imposent : la maison où Napoléon vit le jour le 15 août 1769 Malheureusement, celle-ci est fermée le lundi.
  • En 1840, Flaubert écrivait dans « Le Voyage en Corse » : "Il y a à Ajaccio une maison que les hommes qui naîtront viendront voir en pèlerinage ; on sera heureux d'en toucher les pierres, on en gravira dans dix siècles les marches en ruine, et on cueillera dans des cassolettes le bois pourri des tilleuls qui fleurissent encore devant la porte, et, émus de sa grande ombre, comme si nous voyons la maison d'Alexandre, on se dira : c'est pourtant là que l'Empereur est né !".
    La maison actuelle est la deuxième demeure ajaccienne de la famille Bonaparte, qui était venue d'Italie à la fin du XVème siècle. Cette maison ne cessa de s'agrandir au fil des ans. En I764, Charles-Marie Bonaparte, avocat au conseil supérieur de la Corse, épouse Letizia Ramolino, issue d'une excellente famille d'Ajaccio. Le nouveau ménage occupe l'étage noble de la maison où habite encore le reste de la famille. Leur fils aîné, joseph, naît à Corte mais Napoléon, Lucien, Louis, Jérôme et leurs trois sœurs voient le jour dans cette maison aménagée avec un certain luxe. En I793, la famille Bonaparte acquise à la République, doit quitter l'île tombée aux mains de Paoli et des Anglais. Leur maison est pillée et leurs propriétés rurales dévastées. Madame Letizia peut regagner la Corse en I797 et, grâce à d'importantes indemnités, elle agrandit et embellit la maison par l'achat d'un appartement et d'un nouveau mobilier. A son retour d'Egypte en 1799, le général Bonaparte découvre une maison rénovée où il ne reviendra plus. La maison donnée par Napoléon en 1805 à son cousin André Ramolino sera récupérée par l'ex-roi Joseph en 1844. Sa fille l'offre en I852 à son cousin Napoléon Ill. En I860, la maison est de nouveau agrandie par l'achat de caves et elle retrouve son mobilier. Pour le centenaire de la naissance de Napoléon en I869, l'impératrice Eugénie et le prince impérial inaugurent une demeure meublée. En 1920, à la mort de l'impératrice, la maison revient au prince Victor-Napoléon qui en fait don à l'Etat en I923.

Quelques pas vers la place des trois noms où trône la statue de Napoléon, quelques explications de Valeria et ensuite temps libre pour flâner en centre ville et dans le marché. Après le déjeuner, nous arpentons à nouveau les ruelles d’Ajaccio pour atteindre la Cathédrale.

  • IMG_5790.jpgEn 1559, le Conseil des Anciens fit une demande auprès du Sénat de Gênes et du pape Grégoire XIII pour doter Ajaccio d'une église cathédrale. Remplaçant l'église Sainte-Croix édifiée au début du XVe siècle et démolie en 1553 pour permettre l'aménagement des fossés de la citadelle, la nouvelle cathédrale fut achevée en 1593 et consacrée à l'Assomption de la Vierge.
  • A Sainte-Hélène, Napoléon mourant s'est souvenu de l'église de son enfance : "Si l'on proscrit mon cadavre, comme on a proscrit ma personne, que l'on me refuse un peu de terre, je souhaite que l'on m'inhume auprès de mes ancêtres dans la cathédrale d'Ajaccio, en Corse." Cette citation gravée sur une plaque de marbre rouge à l'entrée de la cathédrale permet de rappeler son importance dans la vie de l'Empereur. Le baptême du petit Napoléon y fut célébré le 21 juillet 1771.
Le temps est superbe. Nous avons même très chaud. Notre après-midi se termine par une balade en autocar le long de la côte afin de découvrir les Iles Sanguinaires. Rien que leur nom pourrait faire penser qu’il s’agit d’îles où périrent des individus dans des coulées de sang. Eh bien non ! Les îles Sanguinaires sont des îlots de porphyre d’un rouge sombre à l’entrée duIMG_5801.jpg golfe d’Ajaccio. Havre de paix pour des espèces d’oiseaux marins et réserve pour une flore riche d’espèces rares. D’ailleurs n’est-ce pas le long de cette magnifique côte que certains illustres personnages ont choisi de vivre, tel que Tino Rossi qui est enterré dans le cimetière non loin de sa magnifique demeure actuellement habité par son fils, Laurent.
Je ne peux pas raconter les soirées, car entre les petits-déjeuners, les déjeuners et les en-cas dont je suis friande, je ne veux pas abuser. Aussi, déserte-je chaque soir la sympathique compagnie pour mes rendez-vous quotidiens avec… « Plus Belle la Vie ».… Non, non je ne plaisante pas. Je vous assure. Je fais partie des millions de téléspectateurs, fans de cette incontournable série.

Mardi 6 septembre : Magnifique journée en vue. Nous nous levons assez tôt, car la route est longue. A travers les magnifiques paysages et sur une route des plus tortueuses, nous traversons Propriano et faisons un arrêt à Sartène. Surnommée « la plus corse des villes corses » par Prosper Mérimée, Sartène s’imprègne de l’âme corse. Entre mer et montagnes, Sartène, nous procure le sentiment d’être plongé dans une ambiance médiévale intacte. C’est a Sartène, nous explique Valeria, que la procession du Catenacciu est la plus respectée.

  • La croix de 50kg et la chaîne de 15kg exposées dans l'église toute l'année sont détachées pour être données au Catenacciu...  Ce pénitent vêtu d'une grande robe rouge, le visage masqué par une cagoule entreprend de commémorer et réitérer la montée au Golgotha dans les rues de Sartène. Son identité est tenue secrète, et son anonymat respecté... mais il est dit que la liste d'attente pour être Catenacciu est longue... Que peut-on avoir à expier qui mérite tel châtiment ? Le Catenacciu est accompagné par un homme en blanc et huit pénitents noirs figurant les Juifs qui portent le christ détaché de la croix que porte l'homme rouge... tous sont pieds nus. Ils sont escortés des membres de la confrérie du "Santissimo Sacremento", suivis de la foule qui chantent un vieux chant italien...

IMG_5833.jpgNous reprenons la route pour Bonifacio. Les touristes sont toujours là et l’accès au port se fait très lentement. Nous sommes attendus pour une mini-croisière à travers les falaises et les grottes. La mer est houleuse et nous sommes secoués et mouillés par quelques  vagues qui viennent fouetter les personnes installées au bord. Des cris et des rires fusent de toute part avec une émotion par la beauté que la nature nous offre. Bonifacio surplombant la mer en haut de la falaise, c’est tout simplement magnifique. De magnifiques bateaux à quai nous interpellent par leur immensité et leur éclat. Nous débarquons pour un déjeuner de poissons toujours avec la même ambiance bon enfant. Un petit train touristique nous accueille pour nous faire découvrir Bonifacio, véritable musée à ciel ouvert. Ses plages, ses ruelles, ses monuments, ses escaliers naturels qui mènent jusqu’à la mer, c’est tout simplement magique.

Mercredi 7 septembre : après notre petit-déjeuner, nous partons vers le village grec de Cargèse, pittoresque port de pêche et de plaisance. Son histoire fut marquée par l'installatiIMG_5940.jpgon d'une colonie grecque au XVIIe siècle. De ces influences, le village garde deux témoignages religieux avec les deux églises qui se font face : l'une au rite catholique, l'autre au rite orthodoxe.La route pour arriver à Cargèse est des plus tortueuses et nous félicitons encore une fois Didier pour sa maestria à manier son volant... Notre repas de midi est prévu à Porto et pour arriver à cette ravissante station nous faisons la traversée des Calanques de Piana. Un enchantement ! C'est une route sinueuse qui passe à travers des roches de couleur rouge-orangé qui semblent être passées par les mains d'un sculpteur. Ses cavités et ses formations rocheuses sont dues à l'action des variations de température et de l'humidité couplées aux embruns de la grande bleue, ainsi qu'aux vents fort et à la pluie. Porto : petit hameau abritant un port de pêche, une belle flottille de bateaux avec une large plage de galets. Pas très agréable pour marcher, j'en ai fait l'expérience... Avant le repas, d'aucuns préfèrent faire un tour en bateau au bord des calanques, d'autres du shopping et quelques uns - comme moi - se tremper dans la mer. 

Jeudi 8 septembre : nous sommes à la moitié de notre voyage et nous quittons Ajaccio et la Corse du sud pour nous diriger vers la Haute Corse. Si, durant ces trois jours, nous avons entendu parler de Napoléon Bonaparte, Valeria va maintenant nous parler d'un autre grand homme, qui compte au cœur des Corses, le général Pascal Paoli.

 « La mémoire de Paoli est sacrée chez son peuple. En entendant parler de Napoléon, le cœur des Corses s'enfle d'orgueil ; mais au nom de Paoli, leur œil s'illumine, comme celui d'un fils au souvenir d'un noble père qu'il a perdu. Il est impossible qu'un homme après sa mort puisse inspirer à tout un peuple plus d'amour et de vénération que Pascal Paoli ; et si la gloire posthume est comme une seconde existence, cet homme le plus grand de la Corse et de l'Italie au 18ème Siècle est mille fois vivant, que dis je ? Il vit dans le cœur de tous les Corses, depuis le vieillard qu'il l'a connu jusqu'à l'enfant dans l'âme duquel on a gravé l'exemple de ses vertus. Il n'y a pas de nom plus noble que celui de Père de la Patrie. La flatterie l'a souvent prodigué et rendue ridicule ; en Corse, j'ai reconnu qu'il peut être encore une vérité. » (Gregorovius , 1821-1891).

Pour nous rendre à Corte, nous remontons par l'intérieur des terres. Enclavée au cœur d'une région de montagnes et de lacs, la région du centre de la Corse nous offre des paysages et des villages desquels nous retenons la typicité et le caractère si particulier et unique de son patrimoine. Corte, hier capitale de la Corse indépendante fut le siège politique, administratif et intellectuel d'une nation fondée par le « père de la patrie », P. Paoli. C'est grâce à lui que Corte possède une grande université qui a pignon sur rue et de grande renommée.

 IMG_5826.jpgAprès notre déjeuner dont l'ambiance était très joyeuse, nous partons pour Calvi. Ceux qui sont fatigués rentrent à l'hôtel, tandis que les autres plus valeureux font une visite à pied de la Citadelle. La Citadelle de Calvi, symbole de la ville de Calvi, fut érigée à l'époque de l'occupation génoise.  Ses ruelles pavées sont pittoresques et la vue sur la baie depuis les remparts est magnifique. L'entrée est unique, jadis défendue par un fossé à pont-levis avec herse.

Calvi est située à l'extrémité nord-ouest de l'île, face au littoral de la Côte d'Azur, bénéficiant de conditions climatiques favorables et dans un environnement de toute beauté, la petite ville de Calvi occupe une position privilégiée en Corse. En ce qui me concerne, c'est la ville, avec Bonifacio, que j'ai le plus aimée. Son port de plaisance, le plus grand de Corse, avec son quai d'où surgit une extraordinaire convivialité grâce à ses restaurants de poissons situés à même la mer et animés par des chanteurs corses m'a vraiment conquise. 

 Vendredi 9 septembre : nous faisons la grasse matinée... Notre départ est prévu à 10 heures. Nous longeons la côte vers Lumio, village connu grâce à une ravissante jeune femme, Laeticia Casta. Avant d'arriver à notre prochaine étape, nous faisons une halte à la Case Orsini où nous est proposé une dégustation de vins corses, principalement du « Cap corse », accompagnés de charcuterie et de fromages de la région. Que de bonnes choses à ramener au pays ! Nous poursuivons la route vers une station balnéaire réputée pour ses belles plages et où vécut Pascal Paoli : l'île Rousse. Un moment nous est accordé pour flâner à travers les rues engorgées de monde et de boutiques. Il fait très chaud. Nous reprenons le car qui nous conduits ensuite à travers de vieux villages fièrement accrochés à la montagne et offrant un point de vue rêvé sur le littoral. C'est le cas, entre autres, de Corbara,  de Aregno avec sa très belle église romane malheureusement habillée en ce moment d'un imposant échafaudage. Cette région bénie des dieux s'appelle la Balagne.

Nous revenons sur Calvi pas trop tard de façon à nous permettre de flâner encore à travers ses belles ruelles et de nous retrouver le soir, pour ceux qui le souhaitent, autour d'une bonne table.IMG_6004.jpg

 Samedi 10 septembre : notre voyage touche à sa fin. Nous allons découvrir aujourd'hui le Cap Corse. Presqu'île au nord-est de la Corse, dont ses habitants, les « Capcorsins » l'appellent « l'île dans l'île ». C'est une région la plus contrastée de l'île et mérite plus que tout autre l'appellation de « montagne dans la mer ». Notre déjeuner se déroule dans un restaurant « perdu dans la montagne », mais qui nous offre un repas délicieux et très typique. Nous poursuivons notre route en traversant les villages de Pino, Luri, Erbalunga pour arriver enfin au port de Bastia qui nous signale que l'île de beauté nous dit au-revoir... tout comme Valeria, à qui nous avons fait une ovation, teintée par une chanson de Michel sur l'air et les paroles de « Le vieux chalet ». Quelques larmes perlent sur le visage des plus sensibles... Au-revoir Valeria et merci pour tout.

Nous descendons du car. Il fait « terriblement » chaud. Le soleil plombe nos têtes. Nous attendons d'embarquer sur le ferry qui va nous conduire à Savone. Je ne me souviens plus du nombre de voitures qui s'enfilent dans le ventre du ferry, mais c'est monstrueux. Voitures signifient que le bateau va accueillir trois ou quatre fois plus de personnes... Finalement, cela se passe relativement bien. Des bars, des cafétérias, restaurants, espaces jeux pour enfants, piscine, solarium, boutiques et même cinéma sont à notre disposition pour que la traversée soit des plus agréables. Arrivée à Savone dans la soirée. La journée a été longue. Nous ne tardons pas à tomber dans les bras de Morphée dans nos chambres de l'hôtel à Gênes.

Dimanche 11 septembre : C'est le dernier jour ! Nous quittons Gênes pour gagner le centre du Piemont et la région viticole du Barolo. Nous faisons une halte dans un village où - oh bonheur ! - se dresse un magnifique marché des pays du sud. Derniers achats. Heureusement que nous sommes en autocar, car d'aucuns - je dirais plutôt d'aucunes - ont le double, si ce n'est le triple de bagages !

SL371418.JPGN'est-ce pas les deux sœurs ?

Nous partageons notre dernier et excellent déjeuner à la Morra et regagnons Lausanne et Genève en début de soirée. Nous remercions Didier, notre chauffeur, pour nous avoir conduits avec brio, gentillesse. Un vrai gentleman.

Et moi, je remercie, au nom de la Tribune de Genève et 24heures : Eveline et Raymond Jaques, Michel et Claire-Françoise Roy, Jacqueline Delafontaire, Daniel et Nelly Jourdan, Marie-France et Max Keller, Richard et Esther Josquin, Gilbert, Marie-Claire Barrat et leur fille Valérie,  Jeanne-Marie Bader, Anne-Marie Mantel, Josette et Marc Vocat, Michel Perret, Francine Dussex, Angéla Bertazzoni, Florine Fusco, Pierre et Joëlle Brun, Gérard et Danielle Simonin, Paulette Biolla, Madeleine Volluz, Pierre Jacques, d'avoir choisi le Club Voyages pour ce circuit en Corse.    A bientôt, j'espère ! MP

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