19/11/2010

PERIPLE AUX USA

LE GRAND OUEST AMERICAIN

 

par Isabelle Tuetey


Samedi 2 octobre 2010

 

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Cette fois, ça  y est nous y sommes !

Nous ? 18 lecteurs de la Tribune de Genève et leurs accompagnateurs dont j'ai l'honneur de faire partie.

La destination ? Le Grand Ouest américain qui évoque tant d'images lorsqu'on cite son nom.

Mais ce Grand Ouest américain, il a fallu le mériter !

En effet, nous nous sommes tous retrouvés ce matin dès 8h30 à l'aéroport de Genève et sommes arrivés à destination vers 21h00 heure locale soit près de 22 heures plus tard. Notre premier trajet Genève-Londres s'est déroulé sans encombre et chacun était impatient d'arriver à destination. C'était sans compter un retard de 4 heures à l'aéroport de Londres suite à un incident technique au moment de fermer les portes de l'avion. Du coup, une attente paraissant interminable dans un avion surchauffé suivi d'un débarquement de tous les passagers pour ne partir que 4 heures plus tard.

Heureusement, la bonne humeur est restée de mise grâce à l'expectative d'un voyage s'annonçant magnifique. Alors, une fois dans l'avion pour Phoenix, chacun passe le temps comme il peut : en dormant, en regardant des films, en lisant ou en se dégourdissant les jambes... Une seule envie commune : arriver à destination !

C'est donc chose faite ce soir. C'est Yann, notre guide local et francophone, qui nous accueille à l'aéroport de Phoenix et nous accompagne à notre hôtel. Chacun prend donc possession de sa chambre, fatigué mais heureux d'être arrivé et de découvrir ce que nous réserve ce voyage.

 

Dimanche 3 octobre 2010

 

Que ce soit le jet lag que certains ont ressenti cette nuit, la chaleur déjà tôt ce matin ou le petit-déjeuner salé et conséquent à l'américaine... ce sont autant d'éléments qui nous font prendre conscience petit-à-petit que nous sommes bel et bien arrivés dans ce Grand Ouest américain si souvent rêvé.

 

La ville de Phoenix est la capitale et la plus grande ville de l'État de l'Arizona, aux États-Unis. Elle compte plus d'1,5 millions d'habitants, ce qui la place au cinquième rang des États-Unis derrière New York, Los Angeles, Chicago et Houston. Un tiers de la population est d'origine hispanique. Phoenix est le siège du comté de Maricopa.

 

L'Etat d'Arizona s'est développé grâce à l'époque minière mais également à l'agriculture rendue possible par la conjugaison d'un réseau de canaux développé et d'un fort ensoleillement. Phoenix connaît en moyenne 300 jours d'ensoleillement par an et fait partie de la région de la Sun Belt. Pendant les trois mois d'été, il est fréquent que la température dépasse 38 °C.

 

La ville est située au cœur du désert de Sonora, dans la vallée de la rivière Salée, dont le lit est souvent asséché. Elle est entourée par les monts McDowell, South Mountain Park, White Tank Mountains et Superstition Mountains que nous avons le plaisir de découvrir au loin durant notre trajet pour Phoenix downtown.

 

Ce qui frappe dans ce centre-ville de Phoenix aussi appelé Copper Square, c'est que parmi la vingtaine ou trentaine d'immeubles, aucun n'est un véritable gratte-ciel et le centre-ville est ainsi plutôt petit par rapport aux autres grandes villes du pays.

Notre visite de la ville prévue initialement en bus est chamboulée par une parade anti-sida qui permet de se rendre à pieds jusqu'à la plus vieille maison de Phoenix pour mon plus grand plaisir. En effet, pour moi, rien de tel que de marcher dans une ville pour s'en imprégner.

 

Après la visite de la plus vieille maison de Phoenix (The Rosson House construite en 1895), nous faisons une halte dans un parc verdoyant à côté de la première église de Phoenix construite en pierre d'adobe.

 

Sur notre chemin en direction de la vieille ville de Scottsdale, nous faisons deux détours intéressants. Le premier à l'hôtel Arizona Biltmore, l'un des hôtels les plus prestigieux au monde, dont le bâtiment a été dessiné par Frank Lloyd Wright et, Albert Chase McArthur, l'un de ses élèves entre 1925 et 1927 et qui a accueilli tous les présidents américains.

Le second, sur les sommets des formations rocheuses aperçues plusieurs fois lors de nos trajets et qui répondent au nom évocateur de « Camel Back » (le dos de chameau). Nous ne faisons que traverser en bus ce quartier qui est un des quartiers chics de la ville, preuve en est, la multitude de demeures splendides et sécurisées.

 

Puis nous arrivons enfin à Scottsdale oldtown et nous retrouvons ainsi projetés dans notre imaginaire du farwest. Ne manquent plus que les chevaux et les cowboys remplacés par de grosses voitures et de grandes avenues!

Durant le temps libre accordé, chacun vaque à ses occupations favorites : photos, déjeuner sur terrasse, shopping... Pour ma part, ma balade en compagnie de Bernard, de l'agence Tourisair, nous mène au petit bonheur la chance dans une boutique de culture native (entendez-là culture indienne) très « unique » puis sur une terrasse pour un déjeuner au soleil.

Je découvre également sur les conseils de Philippe Amez-Droz un petit musée relatif à l'école d'antan dont la visite me prend moins de temps que la discussion avec les conservateurs du musée, un couple d'un certain âge très attachant.

 

Ensuite, c'est retour à l'hôtel pour certains avec petite détente au bord de la piscine tandis que d'autres auront préféré continuer leur détente shopping au mall ou encore une petite sieste.

 

Ce soir, nous partageons un repas commun sur le thème western dans un endroit où un village sorti d'un western a été reconstitué et propose des attractions dont la qualité n'est pas toujours égale. Personne n'aura cependant osé tester le rodéo mécanique avant de profiter du repas sur un air de musique country.

 

Lundi 4 octobre

 

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Ce matin, nous quittons notre hôtel pour nous rapprocher d'une des destinations phares de la région à savoir le Grand Canyon. En nous éloignant de Phoenix, nous pouvons constater l'ampleur de cette ville. Nous quittons peu à peu la vallée du soleil, traversons les différents canaux et admirons au loin les formations rocheuses de gré rouge. Les habitations de la périphérie à un étage au milieu de la verdure contrastent avec les hauts buildings du centre de Phoenix. Plus nous nous éloignons et plus le paysage est bordé de cactus, dont les cactus sequoia qui nous rappellent ceux imaginés dans notre enfance à la lecture du poor lonesome cowboy. Oui je parle effectivement de Lucky Luke.

 

Nous traversons ensuite ces fameuses formations rocheuses. Ce paysage accidenté par les conditions climatiques me plaît particulièrement, à moi, l'amoureuse des paysages sauvages et désertiques. La luminosité particulière de ce jour confère au paysage encore plus de beauté. En effet, les rayons du soleil se confrontent avec les pluies orageuses alentours. Ainsi, la plaine, délaissant les couleurs vertes pour être recouverte d'une herbe jaune paille parsemée de rochers noirs, rend se paysage magique et irréel. Le contraste devient alors le même sur terre que dans le ciel : or contre noir !

 

Nous traversons ces pluies orageuses pour ensuite nous arrêter à Montezuma Castle où subsistent des maisons troglodytes construites par les Sinagua dont la civilisation a mystérieusement disparue. Ces maisons ont été construites dans la roche sur différents niveaux. L'entrée se faisait par des échelles puis par les toits. Le site, magnifiquement conservé et restauré, vaut le détour.

 

Ensuite nous prenons la direction de Sedona avec ses roches de grés rouges grandioses.

L'arrivée jusqu'à Bell Rock (le rocher en forme de cloche) qui se rapproche de nous au fur et à mesure pour nous montrer sa magnificence et s'imposer face à nous, est vraiment un moment inoubliable et impressionnant. Le vent et la pluie ont à nouveau magnifiquement sculpté ce paysage. Les mots manquent pour décrire ce que nous voyons. Même les images ne rendent pas honneur à ce spectacle. Mais mon corps ne se trompe pas face à ce paysage : le cœur qui se sert, la chaire de poule, le souffle coupé par tant de beauté et ce, quel que soit l'endroit dont on regarde ce paysage.

 

Notre halte déjeuner à Sedona nous permettra de profiter encore un maximum de ce paysage. Personnellement, après une marche dans les  alentours de la rue commerciale, au calme, je prends une collation dans le plus intéressant starbucks que je connaisse. Je ne me lasse pas de ce paysage qui se pare de couleurs magiques à chaque changement de soleil et de nuage.

Après cette pause déjeuner, j'erre encore quelques instants dans la rue principale, visitant de temps à autres quelques échoppes, plus par curiosité que par réelle envie de shopping. Ceci me permet d'ailleurs d'être abritée lorsqu'une averse orageuse de quelques minutes mais assez violente arrive avant de retrouver notre bus.

 

Notre route en direction du Grand Canyon nous permet encore d'admirer de magnifiques paysages. Nous traversons et montons en effet à travers les massifs rocheux. Au moment de débuter notre ascension nous sommes en contrebas et les rochers à nouveau majestueusement sculptés et de couleurs variées, nous surplombent comme pour nous rappeler la puissance de la nature  et à quel point nous sommes petits face à elle. Notre chemin nous permet d'avoir une vue depuis le sommet du plateau du Colorado sur Oak Creek.

 

Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de notre destination du soir le paysage change avec une partie du trajet bordée de pins de grande taille. Nous traversons ensuite Flagstaff et avec elle la magnifique route 66 où est né notamment le concept des Motels (Motor Hotels) qui permettent de garer sa voiture devant la chambre. Flagstaff tire son nom  du 1e pionnier qui a voulu hisser son drapeau sur le territoire mais sans avoir de mât. Un tronc de sapin a donc été utilisé après que les branches aient été coupées par les habitants d'où le nom de Flagstaff (l'équipe du drapeau).

Notre paysage de forêts de grands pins sous la pluie cède la place à des forêts d'arbres plus petits répondant au nom d'arbres de Juniper qui ressemblent à des Genevriers.

 

Pour moi, qui suis habituellement bercée par les trajets en bus et m'endors donc facilement, je ne peux détacher mon regard de la fenêtre tant ce paysage me fascine et ce, même sous la pluie ! Je perds donc mon regard et mes pensées dans ce paysage espérant peut-être apercevoir un mule deer (« cerf-mulet »).

 

Arrivés à l'hôtel, nous prenons possession de nos chambres et mettons le chauffage en marche (enfin pour les plus chanceux que moi qui ont un chauffage qui fonctionne)  afin de nous réchauffer avant de partir pour un buffet commun à l'hôtel d'à côté.

 

Mardi 5 octobre

 

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Ce matin est le début d'une journée que j'attends depuis des années avec impatience : la découverte du Grand Canyon !

Le temps pluvieux, orageux et froid, m'inquiète pour la visibilité et surtout le vol prévu au dessus de cette merveille du monde. Mais je suis tellement curieuse que rien n'entrave mon optimisme bien décidée à profiter de tout ce que je pourrai voir.

Notre premier point de vue au dessus du Grand Canyon annonce vite la couleur... grise ! Le canyon est en grande partie recouvert de brume mais même comme c'est déjà impressionnant de devoir aller jusqu'au bord pour découvrir le spectacle. Même à quelques mètres, impossible de soupçonner l'existence d'un tel phénomène. Je commence à être convaincue que notre vol en avion sera annulé mais nous ne serons peut-être là qu'une fois dans notre vie et il faut profiter du moindre moment. C'est dans cet esprit que je me rends avec les autres participants au 2e point de vue... et là, je dois dire que nous découvrons le Grand Canyon comme sûrement personne ne l'avait vu avant nous.... Dans un brouillard total ! Pas un millimètre du canyon n'est visible. On se croirait à Genève en plein hiver avec les brouillards compacts. La pluie quant à elle à décider de ne pas nous laisser tranquille aujourd'hui. Je prends tout de même mon courage à deux mains (ou plutôt deux pieds) pour  une promenade à la découverte (je l'espère toujours) du paysage dont j'ai toujours rêvé !

 

La brume épaisse qui sort du Canyon, les arbres tortueux, le silence qui règne car nous sommes peu de promeneurs à avoir eu le courage de marcher... il n'y a qu'un mot pour décrire ce paysage : fantomatique ! Ne pouvant faire les photos tant attendues, je décide donc de m'amuser avec ce qui est photographiable... et je dois avouer que je trouve assez sympa l'idée d'avoir des photos du Grand Canyon que peu de personnes auront ! Sur le chemin du retour, tout à coup, j'ai l'impression de vivre des moments privilégiés. Le Grand Canyon décide de se dévoiler par petites touches, juste le temps de faire une photo rapide (et pas toujours de qualité ;-)). Comme s'il voulait qu'on le mérite ! Même en ne voyant que certaines parties, cela semble déjà magique ! Mon cœur se met à battre plus rapidement et je me dis que même si je ne vois que ça aujourd'hui, ce sera déjà plus que ce que j'aurais pu espérer avec ce temps !

 

Nous reprenons le bus pour voir si nous pouvons tout de même faire les vols au dessus du Canyon (on ne sait jamais le temps peut changer très vite ici)... mais nouvelle déception, tous les vols sont annulés.

Nous retournons donc aux abords du Grand Canyon pour nous restaurer puis à nouveau au 2e arrêt pour prendre le temps de se promener. D'aucuns diront : à quoi cela sert-il de rester 2h à perdre son temps alors qu'il fait mauvais ? Moi je me dis : on ne vivra cela peut-être qu'une fois dans notre vie alors espérons une éclaircie et profitons de ce que le Grand Canyon a décidé de nous offrir ! Car c'est bien lui qui décide aujourd'hui !

 

Et là, une éclaircie comme miraculeuse a lieu et quand j'arrive sur la plateforme centrale, le soleil perce les nuages à plusieurs endroits dévoilant un spectacle indescriptible. L'expression « à couper le souffle » prend tout son sens. Le Grand Canyon s'étend à perte de vue, avec des profondeurs vertigineuses... je n'ose imaginer ce que cela donne avec un vrai soleil éclatant! Il parait qu'il ne vaut mieux pas imaginer... Je mitraille donc de peur de ne plus avoir l'occasion de revoir ce spectacle. Certes les photos ne sont pas celles avec une luminosité idéale mais celles qui sont imprimées dans ma tête valent toutes les photos du monde !

 

Bon dans mon émerveillement, je ne vois pas l'écureuil qui manque d'attaquer mon appareil photo lorsque je suis accoudée sur le muret... un petit rappel à revenir les pieds sur terre ? Ou encore un moment privilégié ? Quoiqu'il en soit, je suis bien décidé à continuer à marcher autour de ce canyon même si la pluie est de retour... pour ne rien regretter !

 

Certaines personnes n'ayant pas eu l'envie de marcher sous la pluie et étant frustrées par le temps et la vue qui n'est certes pas comme sur les photos vues et revues, nous décidons de proposer un film sur le Grand Canyon au Imax. Et là aussi, c'est impressionnant, bluffant !

Je n'ai qu'une envie, revenir un jour de beau temps !!!

 

Mercredi  6 octobre

 

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Ce matin, en nous levant, le temps est encore pire qu'hier. Une tornade arrive apparemment dans notre direction. Nous l'avons finalement échappé belle ! D'autant qu'à Phoenix où nous avons allègrement dépassé les 30°C, il y a eu des inondations ! Sur la route, nous longeons même un bout de route qui paraît enneigé. Apparemment de la grêle...  Notre route se poursuit donc dans un paysage orageux, noir, typique d'un film catastrophe...

Les éclaircies réapparaissent enfin notamment à notre arrivée à Seligman sur les traces de la mythique Route 66. Seligman a été fondée en 1886 comme le point de connexion entre Atchison, Topeka and Santa Fe Railroad. En tant que route ferroviaire à travers l'Arizona pour permettre la rencontre entre les ressources importantes et riches de l'ouest avec le commerce de l'est, elle a vu la naissance de nombreuses villes le long de cette route.

La ville tient son nom des frères Seligman, deux banquiers New-Yorkais qui ont contribué à financer la ligne ferroviaire sud. Dans les premières années de la Route 66, Seligman accueillait de nombreux voyageurs à moto. Seligman est le début des 158 miles restant de l'ancienne Route 66 menant à Topock et est chargée d'histoire et d'images. Et notre étape est un vrai retour dans les années 60's/70's avec partout, de vieilles voitures (si ce ne sont des carcasses de vieilles voitures), des panneaux de la route 66 à chaque maison... Nous faisons bien évidemment une halte au « original Route 66 Gift Shop » d'Angel et Vilma. Angel, né en 1927, est l'une des grandes figures à l'origine de « the Historic Route 66 Association of Arizona »  et qui a permis en 1987 de forcer la législation de l'Arizona a reconnaître la Route 66 comme une route historique et ainsi à la préserver.  Dans son magasin de souvenirs totalement dédiés à cette fameuse route 66, on y trouve encore son siège de coiffeur et barbier où quelques personnalités sont venues se faire couper les cheveux. Notamment Johnny Halliday qui reste un illustre inconnu aux Etats-Unis d'ailleurs...

Nous traversons ensuite la région des Black Mountains dont les formations rocheuses nous proposent un paysage changeant à chaque kilomètre. La nature est à nouveau sauvage avec au loin le fleuve Colorado que nous traversons un peu plus loin pour quitter ainsi l'Arizona et arriver au Nevada.

Nous arrivons également à Las Vegas dans l'après-midi, une autre destination phare du voyage, dans un tout autre registre que ce que nous avons vu jusque-là. Après un repas dans le restaurant d'un des casinos de la ville, nous arrivons à notre hôtel avec un peu d'avance. Les chambres n'étant pas prêtes, c'est donc l'occasion de se rendre à l'entrée de la ville sous le fameux panneau « Welcome to fabulous Las Vegas » pour une séance photos.

Nous profitons ensuite pour prendre possessions de nos chambres et nous repérer dans cet hôtel sous forme de château au nom d'Excalibur ! Pas évident de se retrouver dans ce dédale de chemins  tout étant démesuré ! Le temps libre nous laisse juste le temps avec un petit groupe de nous rendre au Mandalay Bay pour voir le Shark Reef, un aquarium géant dans lequel évoluent, parmi les ruines d'un temple ancien et les restes d'un galion naufragé, plusieurs variétés de requins, des espèces aquatiques rares voire en voie de disparition provenant des mers tropicales du monde entier. Du nom de la baie birmane, ce casino reprend un thème cher à Las Vegas celui de l'île tropicale. La nuit tombe et nous repartons en direction de notre hôtel tout en en prenant plein les yeux au passage de l'hôtel Luxor en forme de pyramide qui s'illumine la nuit. A son sommet, un projecteur le plus puissant du monde, visible jusque dans la vallée de la Mort à 150 km. Nous admirons également l'obélisque de Louxor et le Sphynx grandeur nature. Les mots qui me viennent à l'esprit et qui ne vont plus me quitter durant ce séjour à Las Vegas : ils sont fous !!!

Ce soir, Yann, notre guide, nous a concocté une sortie particulièrement intéressante des plus beaux hôtels-casinos de la ville. Nous visitons donc :

  • - l'Aria: une hôtel construit en 2009 qui est un joyau architectural, luxueux et plutôt sobre comparé à d'autres hôtels... Ce son 4'004 chambres, dont 568 suites, 13'935 m2 d'espace de jeu, 27'870 m2 d'espace d'accueil et de réunion... juste quelques chiffres qui font tourner la tête.
  • - Le Paris: La ville lumière méritait bien d'avoir sa réplique sur le Strip de Las Vegas et les moyens mis en œuvre sont colossaux. Une tour Eiffel reproduite à l'échelle ½ et un arc de Triomphe à l'échelle 2/3 à partir des plans originaux, une reproduction de la gallerie des Glaces de Versailles, le pont Alexandre II, la place des Vosges, Montmartre... et tout ceci sous un plafond qui nous donne l'impression d'être sous le ciel bleu! Bon ok, Paris avec des drapeaux américains, c'est pas tout à fait cela mais les palmiers qui la borde, c'est vraiment intéressant comme concept, non?
  • - Le Belagio: S'inspirant de Bellagio l'un des villages du lac de Côme, cet énorme complexe n'a pas oublié de reproduire outre le village le lac lui-même. En plein cœur de Las Vegas, dans une région désertique, la taille de cette étendue d'eau est juste incroyable. D'autant que nous assistons à un spectacle de jets d'eau sur fond musical... féérique! La décoration est magnifique
  • - Le Venetian: sur le thème de Venise, ambiance XVIe siècle assurée! Superbes magasins de luxe et couturiers italiens le long des canaux où l'on se promène sur le pont des Soupirs, devant le palais des Doges jusqu'au casino de la place St-Marc. Le faux ciel du plafond fait penser à un crépuscule avec un peu d'imagination. Même les gondoliers sont là, à l'intérieur de l'hôtel pour pousser la chansonnette en même temps que leurs gondoles.
  • - Freemont street: c'est la rue d'origine des casinos et chaque soir, la mythique rue de Downtown s'illumine pour un spectacle son et lumière, quotidien, toutes les heures, de 20h à minuit. La rue est couverte sur près de 450m par une arcade illuminée par des millions d'ampoules qui forment des dessins parfois étranges dans un spectacle unique et inoubliable, entièrement commandé par ordinateur.

C'est donc fatigués mais éblouis et sous le choc d'autant de démesures que nous rentrons nous coucher sans avoir auparavant expérimentés quelques machines de poker au bar de l'hôtel... ;-)

 

Jeudi 7 octobre

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Aujourd'hui, c'est journée libre pour chacun afin de visiter cette ville qui fait tout dans la démesure.

Pour moi, ce sera journée visites et shopping. Une journée qui va finalement se transformer en marathon puisque je décide de tout faire à pieds... en on en fait des kilomètres dans cette ville !

 

Je commence donc par la visite de notre hôtel voisin, le New-York-New-York : c'est le plus haut hôtel de Las Vegas dont les tours new-yorkaises atteignent presque 200m de haut. Les 47 étages de l'Empire State Building rivalisent de réalisme avec les 11 autres tours juxtaposées, toutes à une échelle 1/3.  On n'oubliera pas la statue de la liberté de 50m de haut et le pont de Brooklyn. D'ailleurs, je trouve désopilant le fait de voir la tour Eiffel depuis le pont de Brooklyn ! Et là, j'avoue : je n'ai pas osé tester la montagne russe Manhattan Express. Mais avouez que tourbillonner dans et hors du casino à 100km/h, ce n'est pas terrible si on veut pouvoir continuer les visites de la ville....

Ma deuxième étape est pour le MGM Grand. Le lion de la MGM garde l'entrée et il y a même deux lions en vitrine à l'intérieur du casino. Même si l'espace est insonorisé et les vitres apparemment prévues pour leur bien-être, je dois avouer que voir des lions entourés de machines à sous me met un peu mal à l'aise. Je me dis que tant qu'à voir des animaux dans un zoo, je préfère passer plus de temps dans un autre hôtel de Las Vegas à savoir le Mirage.

Je ne résiste cependant pas à l'envie de refaire un tour au Venetian, au Paris et au Belagio qui m'ont marqués la veille avant de m'y rendre.

Mais revenons-en au Mirage. Cet hôtel est construit sur le thème de l'île tropicale. Le bâtiment, blanc et or, se reflète dans un immense bassin qui donne sur le strip. L'intérieur avec une végétation tropicale, des centaines de palmiers, des cascades, des grottes est tout aussi extravagant. Je dois avouer que je suis restée attendrie par les dauphins qui évoluent dans plusieurs bassins et les tigres blancs et rayés, les panthères et léopards des neiges du Jardin de Siegfried et Roy. Là, je dois avouer que ces animaux n'avaient pas l'air mal et cela m'a réconciliée par rapport à l'expérience du MGM.

Une visite rapide au Treasure Island, Cousin du Mirage, sur le thème également de l'île tropicale et au Caesars palace (c'est l'hôtel le plus connu de Las Vegas) ont terminé ma journée visite avant de commencer mon shopping ! Le Treasure Island se réfère au thème des pirates des Caraïbes et la baie des Boucaniers. L'extérieur est plus impressionnant que l'intérieur avec son bateau pirate accosté sur la baie. Quant au Caesars palace, je peux le résumer en ne façade au fronton mégalomane, des statues de marbre et de bronze, une fontaine de Bacchus, des colonnades illuminées et des bassins aux mosaïques romaines.

 

Et voilà, pour le shopping, je vous fais grâce des détails... je dois juste dire que je suis rentrée à l'hôtel juste à temps pour me changer et repartir au spectacle Ô du cirque du soleil. J'ai rarement vu un spectacle de cette qualité ! Du grand show à l'américaine, des mélanges des genres incroyables... pas seulement un spectacle autour de l'eau mais de l'art... à découvrir si vous passez par Las Vegas !

Et après le spectacle, il ne nous restait qu'une chose à découvrir : la vue de Las Vegas depuis la Stratosphère. On ne voit qu'elle dans la ville avec ses 350m de haut. Là bien sûr, je n'ai pas testé l'attraction Big Shot qui vous envoie littéralement en l'air pour retomber en chute libre, ni l'attraction de saut à l'élastique... non j'ai juste profité avec certains des lecteurs d'un bon repas dans le restaurant Top of the World qui tourne sur lui-même en 1h et permet ainsi de découvrir toute l'étendue de cette ville impressionnante.

 

Au final, je dois avouer que sur la forme je trouve personnellement Las Vegas tout simplement incroyable. Ils sont vraiment fous ! Maintenant sur le fond, ma sensibilité écologique qui m'habite parfois me met mal à l'aise face à toute cette consommation d'énergies dans un désert qui risque de bientôt mourir si cela continue.... Alors à chacun de se faire sa propre idée, mais c'est sûr, c'est à voir !

 

Pour connaître la suite du périple, c'est ici.

Commentaires

Super vos photos et le text
Les Gaumann

Écrit par : gaumann e+d | 28/11/2010

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