01/11/2010

CROISIERES D'AUTOMNE

CROISIERES EN MEDITERRANEE

Du 15 au 23 octobre  et du 24 au 30 octobre 2010 

par Michèle Paoli


Vendredi

Le plus dur est à faire ! Après ce ne sera que du bonheur. Plus de 100 personnes, toutes lectrices de votre journal, se sont retrouvées dans un car - respectivement les 15 et 22 octobre en fin de soirée - pour  être conduites au port maritime de Venise. Ces transports, qui vont durer toute la nuit, ont été organisés par l’agence Cruise Line. Départ depuis Genève, arrêt à Lausanne pour prendre d’autre voyageurs, arrêt encore à Sierre et nous voilà au complet pour une nuit qui semble quelque peu difficile. Mais le sommeil gagne finalement tout le monde et c’est à 9h.30 que nous arrivons à destination, le lendemain matin.

Samedi

Heureux d’être à bon port, c’est le cas de le dire, le MSC Magnifica nous attend ! Majestueux, immense, tel un éléphant dans la forêt, il semble invincible. Nous sommes de toutes petites choses près de lui et nous savons que nous y serons en sécurité. Nous ne sommes pas les seuls, bien évidemment. Des centaines de personnes attendent pour l’enregistrement. Mais pourtant en moins d’une heure nous devenons passagers de ce splendide bateau, car aucune attente ne perturbe cette organisation. D’aucuns préfèrent attendre tranquillement le moment venu d’embarquer pour se reposer dans leur cabine, d’autres partent pour une visite individuelle de Venise. Pour arriver sur la célèbre place Saint-Marco, des vaporettos sont à disposition. Il fait relativement beau, les ruelles sont bondées de touristes (ce sont bien les vacances scolaires !) mais Venise reste perpétuellement Venise. Ses gondoles, ses canaux, sa place Saint-Marc, son palais des Doges, ses ruelles, son Rialto, son pont des soupirs enchantent toujours autant. 16heures, tous à bord ! 16h.30, départ de Venise. Un bateau pilote aide le commandant du navire à traverser le Canal de la Giudecca et le Grand Canal, service obligatoire dans la règlementation maritime.  Une fois le passage dans le canal terminé, le bateau pilote est détaché et nous nous dirigeons vers le sud en suivant les différentes voies de séparation du trafic qui nous laisse à une distance d’environ 13 milles (1 mille = 1 852 mètres) de la côte italienne.

La vie sur le bateau est intense et la même durant toute la semaine : une dizaine de bars sont à disposition des passagers avec, bien évidemment, toute sorte de musiques pour satisfaire chacun et pour s’adonner à la danse ; six restaurants à choix ; des activités d’animation, telles que leçons de danse, de sport, bingo, jeux de cartes, etc… ; une disco ; un casino ouvert non stop lorsque le navire est en mer ; des boutiques ; une galerie photo ; un théâtre où se produit tous les soirs un magnifique spectacle ; un complexe sportif ; des piscines avec jacuzzis ; et un superbe SPA avec des soins et un espace thermal. Qui lit ce récit, peut bien imaginer que dans une croisière il est impossible de s’ennuyer…

Dimanche

En continuant notre navigation vers le sud, le long des côtes italiennes, nous arrivons à Bari à 9heures et assisté par le Pilote de Bari pour la manœuvre, nous débarquons à 10heures. Comme pour toutes les escales, plusieurs excursions sont organisées et libre à chacun de choisir ce qu’il compte faire de sa journée. Bari est le chef-lieu de la région des Pouilles. Le navire accostant à quelques centaines de mètres de la vieille ville, c’est agréable d’atteindre Bari en longeant les quais. La ville est divisée en deux parties : une nouvelle, qui s’est développée grâce à Gioacchino Murat, roi des Deux Sicile et une vieille, qui réunit les plus  importants monuments médiévaux et de la Renaissance. La vieille ville est le centre historique de Bari et apparaît comme un labyrinthe de boyaux étroits ; églises, tours, arcs traversent les rues. A 14h.30 tous à bord ! Le départ est à 15heures et nous longeons les côtes pouillaises à une distance d’environ 4-5 milles. Sur notre droite, nous voyons la ville de Mola di Bari, puis Monopoli et Brindisi. Nous poursuivons en longeant la côte italienne et le Cap d’Otranto, dernier point de référence italienne. Dans la soirée, nous quittons la mer Adriatique pour entrer dans la mer Ionienne et poursuivons la route sud-orientale vers les côtes grecques. La législation internationale de sécurité exige tous les passagers d’une croisière – quelle qu’elle soit – à un exercice de simulation d’exercice d’abandon du navire. Donc à 16heures, un signal de sept coups brefs et un long coup de la sirène du navire nous a avisés de mettre notre gilet de sauvetage et de nous rendre au point de rassemblement. C’est dans un calme absolu que tout un chacun a participé à cet exercice d’abandon du navire. Faut espérer qu’en cas d’accident, la sérénité serait la même….

Lundi

On a avancé d’une heure et c’est à 8heures que nous arrivons à Katakolon, ville en bord de mer située à l’ouest d’Illia dans la municipalité de Pyrgos. Katakolon est situé sur la péninsule avec un phare qui a été inauguré en 1865. C’est depuis cette ville que nous atteignons Olympie où les anciens grecs se rassemblaient tous les quatre ans pendant plus d’un millénaire pour célébrer les jeux sacrés dédiés à Zeus. Les ruines du sanctuaire où étaient organisés les jeux sont célèbres. La musée archéologique moderne est également très connu : il abrite des trésors archéologiques, des sculptures classiques et romaines, parmi lesquelles la célèbre victoire de Nike, la victoire ailée. Ce soir, cocktail de gala. Le Commandant Giuseppe Maresca nous attend à l’entrée du Royal Théâtre pour nous saluer personnellement et nous permettre d’immortaliser ce moment par une photo. Durant la nuit, le MSC Magnifica reprend la route entre les îles grecques et après avoir rejoint les eaux territoriales turques, nous longeons la côte par le sud en entrant dans le golfe d’Izmir.

Mardi

9heures : nous accostons à Izmir. Troisième ville du pays par son nombre d’habitants, après Istanbul et Ankara, Izmir est un grand port situé dans l’homonyme golfe, en mer Egée. Ville cosmopolite, Izmir vibre toute l’année avec ses nombreuses activités : le Festival international des Arts (en juin/juillet) et la Foire Internationale (août/septembre) en sont les meilleurs exemples. Dans les rues de la zone du marché de Kemeralti, il est possible de trouver des objets antiques fascinants, des bijoux raffinés, une grande variété de vêtements ou encore les célèbres figues sèches et les raisins d’Izmir. 14h.30, tous à bord ! Départ d’Izmir à 15heures et nous faisons route vers Istanbul en naviguant, pour les deux premières heures, dans la baie d’Izmir où nous pouvons admirer les caractéristiques côtes rocheuses turques et les îles de Hekim et Uzunada. Après avoir laissé la baie, nous naviguons dans la Mer Egée, connue pour ses nombreuses îles et archipels, et longeons la côte de l’île de Lesvos en fin d’après-midi. C’est aux alentours de 23heures que nous atteignons le Détroit des Dardanelles où nous embarquons le Pilote qui nous conduit dans le Canal (durée de la traversée dans le détroit 2h.40 ; longueur 39 milles, largeur max. 4,4 milles, min. 0,7 milles). Le Détroit des Dardanelles relie la Mer Egée avec la Mer de Marmara et, en vertu de son importance stratégique, il fut dans l’antiquité un lieu de nombreuses batailles.

Mercredi

Arrivée à Istanbul à 7h.30. Istanbul est une des villes les plus fascinantes et exaltantes du monde avec une position incomparable. Capitale de trois grands empires, la ville a été construite sur deux continents, l’Europe et l’Asie. Elle est la capitale économique de la Turquie et est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. Les sites les plus visités, faisant partie des excursions d’Istanbul, est l’Eglise Sainte-Sophie, appelée aussi Ayasofya, ce qui signifie Sainte Sagesse. Elle ne fut jamais dédiée – comme on pourrait le penser – à une sainte prénommée Sophie. Elle fut construite par les architectes Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, à la demande de l’empereur byzantin Justinien Ier, pour remplacer l’ancienne basilique qui avait été incendiée en 532 pendant une insurrection populaire. Depuis son ouverture en 537, ce bâtiment vieux de quinze siècles fut l’objet de nombreuses réparations dont la principale, effectuée par l’architecte Sinan, permit de sauvegarder le dôme.

 La Mosquée bleue qui fut, jusqu’à la fin du XXe siècle la seule de Turquie à être entourée de six minarets. Elle fut construite entre les années 1609 et 1616 sous le règne du Sultan Ahmet Ier.

Le Palais de Topkapi qui fut le centre administratif de l’Empire Ottoman après la chute de Constantinople. Il est situé au bord de la vieille ville d’Istanbul avec une vue à la fois sur la mer de Marmara et sur le Bosphore. Ce palais des sultans, fut construit sous le règne de Mehmet II en 1461 et des ajouts y furent faits jusqu’au XIXe siècle où les sultans ottomans l’abandonnèrent en 1856 au profit du Palais de Dolmabahçe. En 1924, le palais de Topkapi fut transformé en musée.

Le Grand bazar est un dédale de couloirs couverts qui s’étend sur plusieurs hectares dont toutes les allées sont bordées de boutiques fréquentées principalement par les touristes.

Jeudi

Cette journée est dédiée à la navigation. 888 milles nous séparent de Dubrovnik. Nous avons retardé d’une heure nos montres, ce qui nous offre une longue nuit de repos. Pas d’escale, donc pas d’excursion, c’est une journée basée sur les animations, le sport ou tout simplement le farniente. Aux premières lueurs de l’aube, le MSC Magnifica longe les côtes des splendides îles grecques d’Andros, Kéa, Kithnos et Makinthos. Il se dirige ensuite sur la route sud-ouest vers le Péloponnèse pour rejoindre la première péninsule d’où nous pouvons admirer le Cap Maléa.  Dans les temps anciens, le Cap Maléa était sur une route maritime très fréquentée. Mais depuis l'ouverture du canal de Corinthe, le Péloponnèse est traversé plutôt que contourné. Dans la mythologie grecque, c'est aux abords du cap Maléa qu'Ulysse, sur le chemin du retour dans sa patrie d'Ithaque, a été pris dans une tempête et a dérivé vers le pays des Lotophages. Après 21h.30 précisément, nous pouvons admirer l’île d’Ithaca, île grecque, située dans la mer Ionienne. Durant la nuit, nous atteignons le Canal d’Otranto qui est le bras de la Méditerranée compris entre les Pouilles et l’Albanie, divisant la mer Ionienne de la mer Adriatique. Les noctambules peuvent voir l’île de Corfou que le navire longera durant environ deux heures. Ensuite, le MSC Magnifica entrera dans la mer Adriatique  et longera la côte italienne pour se rapprocher peu à peu de la côte Croate.

Vendredi

Au lever du soleil, les lève-tôt peuvent admirer les nombreuses petites îles pour arriver à 12h.30 à Dubrovnik, perle de la Dalmatie méridionale, inscrite au patrimoine de l’humanité de l’Unesco. La ville forte de Dubrovnik est un des hauts lieux touristiques de Croatie. Cette ville portuaire porte en effet de nombreux témoignages de sa très riche histoire, au travers de ses monuments et de ses rues pavées. Dubrovnik ne se raconte pas : elle se visite. C’est un joyau dont on ne se lasse jamais ! Tous à bord à 16h.30 pour le départ, direction Venise.

 Samedi

Les formalités accomplies, nous débarquons à Venise, selon une procédure bien rodée, à 9h.45 pour retrouver le car qui nous conduira en Suisse romande, respectivement Aigle, Lausanne et Genève. Que de beaux souvenirs à raconter !

Le Club « Tribune de Genève » et « 24heures » vous donne rendez-vous pour une autre croisière en 2011 !

 

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