01/12/2009

Du 30 octobre au 11 novembre 2009

PÉRIPLE À TRAVERS LE PÉROU (2e partie)

Récit Isabelle Tuetey


Vendredi 6 novembre

 

Nous quittons Puno de bonne heure. Depuis les hauteurs, nous nous apercevons que cette ville est finalement très étendue. Elle compte 220'000 habitants. Nous reprenons la route à travers l’Altiplano, couvert d’Ichu, indispensable à la vie des animaux et donc à l’économie locale. Notre guide nous explique que les habitants de l’Altiplano ont dû s’adapter aux changements de températures car l’hiver, la nuit, il peut faire jusqu’à -20°C et tout gèle alors que la journée il fait chaud. La végétation, contrairement aux alentours du lac Titicaca qui possède un microclimat est très pauvre.

P1040248.JPGNous traversons la ville de Juliaca. C’est la 2e ville la plus importante de la région et la première pour le commerce. C’est une ville récente, construite de manière désordonnée et sans système d’évacuation de l’eau de pluie qui subit donc parfois des inondations. Sa réputation pour ses contrefaçons et sa contrebande depuis la Bolivie lui ont conféré le surnom de « la petite Corée ». Nous pouvons observer le ballet incessant des pousse-pousse qui posent des problèmes de circulation et tester les freins du bus à l’arrivée d’un train sur la voie ferrée…

P1040257.JPGP1040254.JPGSur le chemin, le jaune de l’ichu contraste avec le bleu de quelques rivières et points d’eau qui font le bonheur des flamants roses. Nos amis les lamas et alpagas sont également au rendez-vous ainsi que quelques moutons. Au milieu des collines, nous observons également les bergers et leurs habitations très différentes de celles vues jusque-là.

Une halte « technique », nous permet de nous arrêter à Pukara d’où viennent les fameux taureaux que l’on découvre sur les toits des maisons andines. Avant l’arrivée des conquistadors, on trouvait sur les toits des lamas mais ceux-ci ont été interdits et remplacés par ces taureaux. Savez-vous pourquoi ces petites statuettes de Pukara se lèchent toutes les naseaux et ont la queue en l’air ? Apparemment pour rappeler que durant les combats de taureaux, pour les exciter, on leur mettait du piment dans ces deux extrémités…

IMG_0860bis.jpg

Notre route se poursuivant, nous nous retrouvons petit à petit entourés de sommets enneigés dont les couleurs blanche et noire contrastent avec les « collines » dorées plus basses. Encore une fois, c’est la puissance de la nature qui se dégage de ces paysages. Ces montagnes semblent surplomber cette nature de manière majestueuse et parfois menaçante.

Nous faisons une halte au Col de la Raya à 4335 m d’altitude avec une magnifique vue sur le Mont Chimboya. La rivière sacrée des Incas, Urubamba, commence ici.

 

IMG_0872.JPG IMG_0883.JPG IMG_0887.JPG

Ici l’agriculture est plus développée car il y a plus d’eau, de pluie et un climat moins rude que dans l’Altiplano. C’est le début de la cordillère orientale. Les paysages deviennent plus verts et l’élevage cède le pas aux cultures. Certaines photos n’ont pas le temps d’être prises dans le bus et demeurent uniquement gravées dans notre mémoire. Images d’un autre temps, tel le labourage de la terre par une herse en bois tirée par une vache ou la lessive colorée faite dans la rivière et étendue sur une herbe d’un vert éclatant.

P1040279.JPG

 

 

Nous faisons un arrêt non prévu mais fort apprécié à Andahuaylillas où se trouve la  magnifique église « St-Pierre l’Apôtre », surnommée la « Chapelle Sixtine des Andes », de style baroque, richement décorée de tableaux superposés sur la peinture murale, de dorures à n’en plus finir et d’un plafond en bois  de style mudéjar, peint de couleurs vives.

Nous arrivons enfin à Cuzco après avoir passé les vestiges pré-inca de l’accès à cette ville.

 

 

 

 

 

Samedi 7 novembre

 

P1040326.JPG

 

Ce matin, nous allons enfin découvrir la célèbre ville de Cuzco, « centre du monde » en quechua, observatoire solaire, avec 6 temples dédiés au soleil, et centre touristique incontesté du Pérou. C’est dans cette ville de 3300 mètres d’altitude que se trouvaient les temples et les palais du centre du Tahuantinsuyo, de « l’empire des quatre régions ». Cuzco est connue également sous le nom de la ville rouge. En effet, lorsqu’on monte de la place d’Armes jusqu’aux ruines de Sacsayhuamán, la ville apparaît comme une mer de toits roux en tuile dans une vallée encaissée (la cuvette d’un lac asséché). Certains disent également qu’elle tient sa réputation de ville rouge de par sa fonction contestataire et ses nombreuses grèves.

P1040292.JPG P1040298.JPG P1040310.JPG 
P1040315.JPG P1040318.JPG

Une vingtaine de ruelles confère à la ville une forme de puma (animal sacré) : Sacsayhuamán constitue la tête, Cuzco le corps et la rivière Hatanay la queue du félin.

Notre visite de Cuzco commence par celle des ruines incas environnantes et notamment par celle de Tambomachay dont le nom provient de deux mots Quechua : Tampu, qui signifie le logement collectif et Machay, qui signifie selon les traductions soit le lieu de repos soit la caverne (en référence à l’environnement rocheux). Situé à 3’700 mètres d'altitude, ce site était apparemment l’un des lieux de culte de l’eau et l’un des piliers du système de défense de la Vallée de Cuzco. Ce monument également appelé « bain des Incas » comprend 4 murs (ou terrasses en étages), et est composé de pierres taillées de formes et dimensions irrégulières et parfaitement ajustées. Un mur épais (15 mètres de long et 4 mètres de haut) décoré de quatre niches est érigé sur le dernier étage. Devant cette construction, il y avait une grande tour fortifiée circulaire qui devait avoir une vocation de communication et de défense. Tambomachay a un système hydraulique extraordinaire pour l’époque. Deux aqueducs, artistiquement taillés sur la roche, transportent et maintiennent un flux constant d'eau potable pendant l'année entière. Ce réseau de canaux souterrains reverse ses eaux plus bas dans un réservoir en pierres.

Puis nous visitons le sanctuaire de Qenco qui doit son nom, le sinueux, à la cavité en forme de serpent que les tailleurs de pierre incas avaient creusée dans le mur pour leurs sacrifices. De sombres tunnels, entrecoupés de niches dans lesquelles on plaçait les momies lors des cérémonies dédiées aux ancêtres, donnent un aspect très mystérieux à cet endroit.

P1040336.JPG P1040347.JPG P1040339.JPG P1040350.JPG
P1040343.JPG

Après une halte depuis un belvédère bénit par une statue du Christ et depuis lequel la magnifique vue sur les toits de Cuzco confirme sa réputation de ville rouge, nous rejoignons le site du Sacsayhuamán dont il ne subsiste aujourd’hui plus qu’un quart du site d’origine. D’une longueur totale de 600 mètres, les imposants murs massifs forment l’enceinte défensive d’une forteresse. Mais ce site a sûrement aussi été un lieu de culte. Des blocs de pierre de plus de 100 tonnes ont été assemblés de manière précise pour former des remparts imprenables. L’un des rochers pèse même 160 tonnes. De nombreuses questions demeurent donc sur la manière dont ces rochers ont été soit hissés soit taillés sur place pendant 70 ans et ce, uniquement avec des outils de pierre… Avant l’arrivée des Espagnols, les remparts possédaient 3 tours dont l’une, la Muyuc Marca, dont on voit encore les fondations, avait un diamètre de 22 mètres et servait de citerne qui permettait de fournir Cuzco en eau potable via des canaux souterrains. D’aucuns prétendent qu’il existe un labyrinthe de tunnels souterrains menant au sanctuaire de Coricancha, à Cuzco (à 3 km) dans lequel le prince inca pouvait se retirer.

 

P1040354.JPG P1040355.JPG

C’est ensuite dans le centre de Cuzco, dans le Convento de Santo Domingo que nous nous rendons. Celui-ci fut édifié sur les vestiges de l’imposant temple inca Coricancha, signifiant « cour dorée » et voué au dieu du soleil Inti. Les conquistadors ont pillé puis en partie démoli ce temple sur lequel les Dominicains construisirent une église détruite par plusieurs tremblements de terre et permettant de faire réapparaître les fondations incas qui furent ensuite conserver. Le bâtiment inca était recouvert de 700 plaques d’or pesant chacune 2 kg. Mais de la splendeur de jadis ne subsistent plus que des murs dépouillés et on a peine à imaginer les autels recouverts d’or, les statues des dieux placées dans chaque niche, les fins tissus qui pendaient aux portes. C’est à Corichanca que les Incas préservaient leurs momies et qu’ils les présentaient au peuple, richement vêtues et recouvertes de bijoux lors des processions. Le temple était en outre un centre de cérémonies religieuses et servait d’observatoire aux astrologues incas.

P1040387.JPG

Nous finissons notre matinée (début d’après-midi) sur la place des Armes de Cuzco. Sur cette place se trouve 4 églises sur l’ancienne place du gouvernement inca. Elle constituait déjà à l’époque le centre de la ville et c’est d’elle que partaient les 4 routes principales qui menaient aux 4 régions de l’empire de Tahuantinsuyo.  Nous visitons l’église Jésus Marie Joseph (Jesús María y José) qui se trouve à gauche du portail central de la cathédrale. Puis la gigantesque Cathédrale, dédiée à l’Immaculée Conception, dont l’autel principal est rectangulaire avec 11 chapelles. Ces deux monuments forment un ensemble peu ordinaire avec à droite du portail l’Eglise El Triunfo, qui a été construite par les Espagnols pour célébrer l’écrasement de la rébellion indienne.

 

P1040392.JPG P1040394.JPG P1040400.JPG P1040405.JPG

Cet après-midi, c’est visite libre. Chacun part donc de son côté à la découverte de cette ville, en quête de belles photographies, de souvenirs ou tout simplement de repos. Quant à moi, je prends plaisir à arpenter les ruelles au gré de mes envies et à découvrir différents types de marché, et à ramener quelques souvenirs sur pellicule, croisant par-ci par-là quelques participants au voyage chargés de souvenirs.

Ce soir, nous nous retrouvons tous pour le dîner autour d’un buffet-spectacle. Nous découvrons à nouveau des spécialités du pays et nous retrouvons très vite sous le charme des danses et surtout des musiques péruviennes.

 

P1040428.JPG P1040432.JPG P1040436.JPG
 

 

Dimanche 8 novembre

 

Ce matin, sur le chemin en direction de Pisac et la vallée sacrée, notre guide Hannibal nous donne quelques informations complémentaires sur la région de Cuzco. On y apprend notamment que cette région est composée des Andes et de l’Amazonie à 52% et surtout que le Pérou compte :

998 montagnes à plus de 5'000 mètres d’altitude dont

37 montagnes à plus de 6'000 mètres d’altitude

Pas mal non ?

 

 
IMG_0895.JPG IMG_0910.JPG IMG_0926.JPG IMG_0941.JPG

Nous faisons une première halte aujourd’hui dans un petit parc zoologique où nous voyons de plus près les chiens péruviens sans poils, les vautours qui ne sont pas très motivés à voler malgré les incitations du personnel du zoo (il faut donc être prêt pour LA photo), les pumas qui se prélassent à l’ombre et bien évidemment, toujours les lamas et alpagas…

 

IMG_0951.JPGNotre prochain arrêt se fera à un belvédère avec une vue plongeante et impressionnante sur la vallée sacrée et Pisac. Si les Incas considéraient la vallée comprise entre Pisac et Ollantaytambo comme sacrée, c’est qu’elle possédait le sol le plus fertile du royaume, des sources thermales, d’épaisses forêts, des réserves salines et de l’eau fraîche en quantité suffisante sans oublier les multiples plantes aux vertus curatives.

En contrebas, coule de Río Urubamba et sur les versants de la vallée, les vieilles terrasses construites par les Incas et parfois encore utilisées ne font que magnifier le paysage.

IMG_0966.JPG IMG_0969.JPG IMG_0973.JPG 
IMG_0976.JPG IMG_0977.JPG IMG_0978.JPG

Puis nous bénéficions d’une heure de libre à flâner dans Pisac. Ce charmant village en bordure du Río Vilnacota tient son nom d’une espèce de perdrix, la pisaca, gibier particulièrement apprécié des chasseurs précolombiens. C’est dimanche et c’est jour de marché. Les Indígenas vendent des fruits, des oignons, des poireaux, des épis de maïs, du quinoa, des patates douces, des fruits tropicaux, des bijoux fantaisies et en argent, des articles en cuir, des pullovers en alpaga, des aquarelles, des chapeaux, etc. Bref, de quoi éveiller tous nos sens grâce à cette farandole de couleurs et senteurs... Un régale pour les papilles également, pour les photographes… mais un peu moins pour les comptes en banque !

IMG_1009.JPGNous reprenons la route pour ensuite découvrir les salines de Maras. Depuis les Incas, on y collecte le sel dans d’innombrables bassins rectangulaires, alimentés par une source salée. Il faut attendre la saison sèche entre mai et octobre, pour qu’en 4 à 5 semaines se déposent dans un bassin de plus de 3700 alvéoles quelque 250 kg de sel.

 

 

 

Nous traversons la région d’Urumbamba pour arriver en fin de journée aux ruines d’Ollantaytambo. L’imposante forteresse, depuis laquelle les Incas protégeaient la vallée d’Urubamba contre les tribus sauvages de la forêt, constituait également un sanctuaire. Dans le temple situé sur la plus haute terrasse, les Incas enterraient les cœurs de leurs princes. Lorsqu’on grimpe sur le point culminant de la cité, on aperçoit de l’autre côté de la vallée, la carrière d’où proviennent les immenses blocs de pierre qui furent transportés à plus de 5 km de la carrière de Cachicata. Au dessus des terrasses, près du temple avec ses murs en monolithes se trouve le trône inca, une niche en forme de siège creusée dans le rocher. Une ascension de ces ruines au coucher du soleil… rien de tel pour finir cette journée haute en couleurs !

 

IMG_1028bis.jpg IMG_1035bis$.jpg IMG_1051.JPG

 

 

Lundi 9 novembre

 

C’est aujourd’hui le moment tant attendu par la totalité des participants. La cerise sur le gâteau comme dirait notre guide ! C’est effectivement aujourd’hui que nous embarquons depuis Ollantaytambo dans le train menant à Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu.

 IMG_1098.JPG

Voir les autres photos du Machu Picchu

 

 

 

Nous avons beau nous être levés tôt, il y a déjà beaucoup de monde à la gare lorsque nous arrivons. Nous prenons place dans le train panoramique qui serpentera le long du Río Urubamba et au milieu d’une végétation de plus en plus dense qui nous rappelle que nous nous rapprochons de la zone amazonienne.

 

Arrivés à la gare, après avoir traversé rapidement le marché, il faut jouer des coudes pour prendre place tous ensemble dans l’un des bus touristiques qui nous amènent au bout de 25 minutes, 400 mètres plus haut, par une route sinueuse et étroite. En mémoire, quelques croisements avec d’autres bus impressionnants !

 

Depuis l’entrée principale, nous nous engageons sur un chemin en zigzag et découvrons les premières grandes cultures en terrasses. Déjà là, nous prenons conscience de l’ampleur du site et nous nous sentons un peu comme Hiram Bingham lorsque, mené par le jeune péruvien Melchor Arteaga et croyant découvrir Vilcabamba, il découvrit finalement le Machu Picchu en 1911. L’excitation nous gagne  et nous sommes pressés de découvrir le site dans toute sa beauté et d’en apprendre plus sur cet endroit énigmatique d’autant que la météo, généralement imprévisible ici, est avec nous. Il nous manque un petit rayon de soleil pour que tout soit parfait mais ne soyons pas trop difficile… le Machu Picchu sans pluie c’est déjà magique !

Nous rejoignons le célèbre chemin des Incas, que certains courageux prennent durant 4 jours pour arriver ici, avec d’un côté le Machupicchu (« vieille montagne ») et de l’autre Huaynapicchu (« jeune montagne »). Et nous grimpons au point le plus élevé de la visite, en contrebas de la maison du gardien des tombeaux, et prenons le temps de promener notre regard sur le site et de le mitrailler de photos. En contrebas, le Río Urubamba serpente dans l’étroite vallée à la végétation touffue. Difficile de résumer tant de beautés en si peu de mots, je ne citerai donc que quelques unes des curiosités du site que nous avons visité lors de notre longue marche:

  • La maison du gardien des terrasses qui était responsable d’un système d’irrigation et d’évacuation des eaux très ingénieux et supervisait la culture du maïs, des céréales et de différentes espèces de maïs.
  • L’escalier des fontaines : ses bassins artificiels des formes différentes recueillent de petites cascades.
  • Le temple du soleil : une tour ronde appelée aussi El Torreón où l’on déposait dans les niches des murs pratiquement sans joints des offrandes.
  • La maison du gardien des fontaines à trois murs.
  • Le temple des trois fenêtres en forme de trapèze qui offre une vue plongeante sur la grand place.
  • Le temple principal qui renferme en son centre une grande dalle de pierre en forme d’autel.
  • L’Intihuatana (point d’ancrage du soleil), au sommet de la colline : cette pierre de 1,80 m taillée d’un bloc était sans doute le principal sanctuaire de la ville. Lieu destiné à observer les étoiles, à calculer le calendrier et à en vérifier l’exactitude.
  • La grande Place centrale mène au vase quartier résidentiel avec ses bâtiments simples dont l’un d’entre eux possède deux disques de pierre de 50 cm de diamètre encastrés dans le sol et qui étaient sûrement des réceptacles sur lesquels une pellicule d’eau permet d’observer les étoiles.
  • Le temple du Condor, une salle souterraine à niche qui tire son nom d’un condor gravé sur une large pierre plate posée et qui faisait vraisemblablement office de temple.
  • Le cimetière qui s’étend au-dessus des terrasses et où Bingham découvrit 135 squelettes et momies dont 109 étaient des femmes.

 

De nombreuses questions concernant ce site restent à ce jour sans réponse. Pour quelles raisons les Espagnols n’ont-ils jamais découvert le Machu Picchu ? Une épidémie mit-elle fin à cette ville florissante ? Ou fut-elle attaquée par des tribus sauvages venues de la forêt vierge ? Les dernières études révèlent que c’était un centre religieux et astronomique édifié vers 1420 et abandonnée en 1520. Il abritait environ 1500 personnes dont 200 appartements mais pouvait accueillir plus de monde.

 

Quoiqu’il en soit, la beauté du site, des montagnes alentours et cette part de mystère en font un souvenir impérissable pour nous tous.

 

Nous redescendons éreintés par la marche mais heureux pour déjeuner au village. Un village aussi laid que le Machu Picchu est magnifique, il faut l’avouer. Et profitons des quelques heures d’attente du train pour faire quelques détours dans le marché.

 

Nous reprenons le train. Mais cette fois, il s’agit d’un train de style ancien, avec des fauteuils et des luminaires d’un autre temps. Et, du jamais vu pour nous, le personnel de bord, après nous avoir servi de quoi nous rassasier et nous désaltérer, se transforme en danseur et mannequins pour nous présenter leur « duty free ».

Encore quelques heures de bus après ce trajet en train inhabituel et nous arrivons enfin à l’hôtel de Cuzco tard dans la soirée. Une bonne nuit de sommeil, des images plein la tête, sera la bienvenue !

 

 

Mardi 10 et mercredi 11 novembre

 

Aujourd'hui c'est malheureusement notre dernière journée au Pérou et nous en prenons petit à petit conscience. Ce matin, nous rejoignons l'aéroport de Cuzco pour prendre l'avion jusqu'à Lima. Je dois avouer que je ne peux vous décrire le trajet en détail. En effet, ce n'est pas la grande forme de mon côté ce matin et je ne suis pas la seule. Apparemment notre déjeuner de la veille au Machu Picchu n'est pas très bien passé pour quelques uns d'entre nous. Pas idéal lorsque l'on sait que 3 avions différents nous attendent pour le retour. Résultat, j'ai dormi pratiquement tout le long du trajet et je peux juste vous dire que le seul moment où j'ai ouvert les yeux, nous survolions la cordillère des Andes et que cette image bien que furtive est restée gravée dans mon souvenir. Une vision de rêve. De quoi replonger dans le sommeil en se remémorant les meilleurs moments du voyage.

P1040477.JPGAprès un court vol finalement bénéfique pour moi (désolée pour ceux qui n'ont pas eu la même chance) nous atterrissons à Lima et prenons la direction de Miraflores pour déjeuner dans un magnifique restaurant sur pilotis. L'occasion de partager un dernier repas tous ensemble (enfin un repas frugal pour certains dont l'estomac n'est pas au mieux de sa forme) tout en observant les surfeurs et de remercier comme il se doit notre excellent guide Hervé qui nous a accompagné tout au long de ce séjour. Bien évidemment, nous sommes de retour dans la ville grise et le soleil n'est malheureusement pas là pour magnifier le paysage.

Après le déjeuner, nous profitons des dernières heures pour flâner dans les marchés artisanaux de Miraflores et de faire quelques dernières négociations avant de prendre l'avion du retour. Chacun part de son côté ou en petits groupes et je peux ainsi vérifier l'adage qui dit que le monde est petit. Dans l'un des marchés, je me fais en effet héler par une francophone qui s'avère n'être autre que ma kinésithérapeute et qui reprend le même avion que nous le soir même.

Après avoir rempli les derniers espaces libres de nos sacs, et avoir fait la connaissance de la famille de notre guide, nous reprenons une dernière fois le bus en direction de l'aéroport de Lima.

Chacun enregistre ses bagages tandis que j'essaie désespérément de récupérer un paquet arrivé à l'aéroport avec un jour de retard et donc gardé en consigne jusqu'à aujourd'hui... lorsque nous finalisons enfin le check-in, certains participants sont malheureusement partis du mauvais côté pour rejoindre la douane et n'ont ainsi pas pu rejoindre notre guide pour lui dire au-revoir. Une petite déception de ne pas avoir tous pu le remercier à nouveau. Mais tout le monde est au rendez-vous pour prendre l'avion et c'est bien là l'essentiel.

Nous voici donc repartis pour de longues heures d'avion. Le vol est cependant cette fois de nuit et passe donc plus vite si l'on arrive à dormir et si notre estomac n'est pas sans dessus ni dessous surtout avec les quelques turbulences du début. Puis nous arrivons à l'aéroport d'Amsterdam où il est étrange de voir les décorations de noël qui ont été mises en place depuis notre départ surtout lorsque l'on arrive d'un pays où il fait chaud! Et c'est le dernier vol, court et pourtant si long car la fatigue prend le dessus et tout le monde a envie d'en finir avec les longues heures de voyage... Et ce moment arrive enfin à Genève. Tout le monde se quitte, éreinté mais heureux en se promettant d'organiser un repas pour tous se revoir....

Voilà donc une page qui se tourne, un voyage qui se termine et de jolis souvenirs qui restent en mémoire... Alors bon courage pour le tri des photos et à très bientôt pour un nouveau voyage et de nouvelles aventures!

 

 

P1040452.JPG P1040457.JPGP1040472.JPG
P1040458.JPG P1040459.JPGP1040461.JPG
P1040462.JPG P1040463.JPG P1040464.JPG
P1040465.JPG P1040468.JPG P1040469.JPG
 

 

 

   

Commentaires

très beau récit de ce voyage. Je me réjouis de partir très prochainement, mais dans une version un peu plus racourcie. Avez-vous des tuyaux,recommandations ou pièges à éviter à me recommander ?

D'avance merci et cordiales salutations.

D. Osterhues

Écrit par : Dominique Osterhues | 01/12/2009

Oui c'était un très beau et fantastique voyage, même si les trajets en car étaient longs.
Une magnifique organisation, comme d'habitude.
J'espère à bientôt pour un voyage en 2010.

Écrit par : mange marie-claire | 04/12/2009

Merci ma chère Marie-Claire et au suivant !
A bientôt, je t'embrasse
Michèle

Écrit par : Paoli Michèle | 04/12/2009

Superbe récit avec beaucoup de détails. Une très bonne organisation pour ce yoyage. Un grand merci à Isabelle et à bientôt pour un autre voyage.

Écrit par : Jacqueline | 04/12/2009

A Dominique Osterhues: pour répondre à votre question, les quelques recommandations que je peux faire sont :
- de faire attention à vos valeurs dans les villes importantes et les sites touristiques. Bien qu'en voyageant en groupe, nous n'avons pas eu de problèmes, il y a de la délinquance comme dans tout autre pays et avec un peu de bon sens (répartition de l'argent à divers endroits par exemple, photocopies des papiers), on évite quelques soucis.
- pour l'altitude, n'oubliez pas de prévoir les médicaments adéquats (diamoxe, aspirine ou homéopathie coca) et si possible évitez de monter trop rapidement sans temps d'adaptation. J'ai fait plusieurs pays en altitude et cette fois j'ai eu qq maux de tête et nausées car en bus on monte plus vite en altitude et on se rend moins compte des effets sur le moment.
- n'oubliez pas de prévoir l'argent (31$) pour la taxe de sortie à l'aéroport.
- vous rencontrerez beaucoup de personnes qui réclament de l'argent si vous prenez une photo. A chacun de juger s'il veut le faire ou non. Personnellement ma politique était de demander l'accord avant de prendre une photo et si la personne donnait cet accord, il n'était pour moi plus question d'argent...
Pour le reste, il suffit de profiter des merveilles de ce pays avec une certaine dose de patience et d'humour... et tout se passera bien. Et si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas!

A Jaqueline, merci pour les compliments.

A tous, à bientôt pour un autre voyage avec la Tribune de Genève et/ou 24 heures!

Écrit par : Tuetey Isabelle | 11/12/2009

Merci pour les informations. Le voyage s'est très bien déroulé. Aucun problème sécuritaire lié à la délinquance ou à la drogue, contrairement à ce que nous pouvons voir tous les jours en Suisse. Tous les lieux touristiques sont très bien entretenus, pas de mégots de cigarettes ou papiers dans les rues. Les restaurants, hôtels et transports affichent des prix tout à fait honnêtes. Destination à recommander.

Cordiales salutations et encore merci.

Écrit par : D. Osterhues | 09/02/2010

bonjour madame Tuetey,
je chercher pour un ami, monsieur Louis JOYE, les photos de ce voyage au Pérou qu'il a fait en votre compagnie. Pourriez vous m'en indiquer l'adresse sur le site car je n'y arrive pas toute seule!
Merci beaucoup

C.Rappeneau

Écrit par : rappeneau | 09/04/2010

Bonjour,
Les photos ont été mises à jour et se trouvent également sur la 1e partie du voyage: http://clubvoyagestdg.blog.tdg.ch/archive/2009/11/18/periple-a-travers-le-perou.html
Si M. Joye souhaite d'autres photos en bonne résolution, n'hésitez pas à me le faire savoir.
Meilleures salutations.

Isabelle Tuetey

Écrit par : Isabelle Tuetey | 11/05/2010

Les commentaires sont fermés.