12/10/2009

Octobre 2009

PARIS

LES DESSOUS DE LA GRANDE DAME DE FER

Récit Michèle Paoli


PARIS_8-11.10.2009 320A.jpg

 

Elle aurait pu s’appeler la « Tour Koechlin » si les droits et le brevet d’invention de son concepteur, Maurice Koechlin, n’avaient pas été cédés à l’entrepreneur, Gustave Eiffel. Et bien, toujours aussi belle  malgré ses 120 ans, peu de monde savait que c’est un ingénieur suisse, Maurice Koechlin, qui a eu l'idée, pour l’Exposition universelle de Paris en 1889, de faire le projet d’une immense tour en métal érigée au Champ-de-Mars. Ce fut le thème de notre voyage avec bien sûr d’autres surprises, dont une qui est dévoilée dans ce récit.

Ce voyage à Paris, commercialisé par l’agence Frantour de Genève et organisé pour les lecteurs de votre journal par le guide-conférencier François Kneuss à Paris, a été une vraie réussite. D’abord, dans les 46 personnes qui composaient notre sympathique groupe, nous avons eu la chance d’avoir René Koechlin, architecte et ancien député, mais surtout petit neveu de Maurice Koechlin.  Grâce à lui, nous avons pu visiter les « dessous et dessus » de  la Tour Eiffel et assister,  une coupe de champagne à la main, à une conférence donnée par lui-même. Ce sujet  a généré l’intérêt  de la Télévision Suisse alémanique puisqu’elle s’est déplacée pour filmer notre groupe et cette intéressante visite pour son émission « 10vor10 ».

  

Jeudi 8 octobre

Le lever est difficile pour tout le monde, puisque notre train part à 7h.17 de Cornavin et un tout petit peu plus tard de Lausanne et Neuchâtel. A l’arrivée, François, notre guide-conférencier, nous attend, panneau à la main, pour nous conduire à l’hôtel Mercure de la Gare de Lyon, hôtel rénové et surtout très pratique par sa situation.Une petite heure pour se rafraîchir et déjeuner alentours de la gare et nous voilà partis pour la magnifique surprise VIP, dont le secret a été gardé jusqu’au dernier moment : PARIS_8-11.10.2009 027.jpgvisite à l’Ambassade de Suisse à Paris et réception par SE Monsieur l’Ambassadeur, Ulrich Lehner. Le superbe bâtiment, ancien hôtel privé,  a pignon sur rue au 11, rue de Grenelle, situé tout près de l’Esplanade des Invalides. Puisque nous sommes trop nombreux, deux groupes sont formés ; l’un commençant la visite de l’Ambassade, l’autre la visite du Dôme doré des Invalides constituant un des points de repères du paysage parisien. Je me trouve dans le groupe menant aux Invalides et après la montée des marches, à l’intérieur au milieu d’une crypte, se dresse un monumental sarcophage en quartzite rouge contenant les cendres de Napoléon 1er. Une heure nous est consacrée pour visiter tout cet ensemble architectural composé de l’hôtel national des invalides, abritant les invalides des armées de Louis XIV ; plusieurs musées, dont  le Musée de l’Armée où nous assistons à un défilé militaire ; d’une nécropole PARIS_8-11.10.2009 051.jpgmilitaire, de parcs où se divertissent des jeunes en rollers ou et des moins jeunes pour une promenade. Une heure s’est bien entendu trop court pour visiter ce magnifique site historique, mais nous sommes attendus à l’une des exclusivités de notre voyage : l’Ambassade de Suisse. Les deux groupes se croisent et je me trouve donc à l’entrée du très beau bâtiment où nous reçoit l’historien, M. Payen-Appenzeller, qui nous narre, avec grande passion, toute l’histoire de cet édifice qui fut acheté en 1767 par le Baron Pierre-Victor de Besenval, gentilhomme suisse. Après avoir été habité par d’illustres personnages, l’hôtel a été acquis en 1938 par la Confédération suisse. Chaussons en plastique aux pieds (parquets  précieux obligent), nous commençons la visite par le vestibule où – entre autres – trônent les portraits de Jacques Necker, né à Genève en 1732 et de son épouse, Suzanne, née Curchod. Leur fille fut célèbre sous le nom de Germaine de Staël et repose au Château de Coppet, à côté de son père. Ensuite, visite du salon des ministres avec son mobilier de style Louis XV ; Salon des perroquets, son nom venant des dessus-de-porte datant du 18e siècle et décorés de perroquets multicolores sur fond de rocailles et de fleurs, avec sur une paroi le portrait de Besenval ; le Salon de la tapisserie, mise en dépôt par le Mobilier national illustrant le renouvellement de l’alliance entre la France et la Suisse ; et enfin, la salle à manger, dernière pièce de l’enfilade, qui a gardé l’aspect de l’époque de Besenval.

 

Après la visite, les deux groupes se rejoignent dans un salon où les reçoit Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur qui les honore de sa présence et les accueille en soulignant que nous devons cette visite à François (qu’il a connu lors de la Fête du 1er août) et qu’il lui en a fait la demande. Merci François ! Après avoir souligné avec humour qu’il ne pouvait malheureusement pas accueillir  tous les groupes suisses qui viennent visiter Paris, Monsieur l’Ambassadeur explique son rôle politique, le rôle de chacun de ses conseillers et répond avec amabilité et conviction aux questions posées par nos amis suisses. Une poignée de mains à la fin de la réception et je vous laisse imaginer la fierté de chacun lorsque le portail se referme derrière nous. Merci Monsieur l’Ambassadeur !

Changement brutal d’itinéraire, mais tellement sympathique ! Croisière bistrot sur la Seine au départ PARIS_8-11.10.2009 088.jpgde l’Arsenal. Le bateau est entièrement pour nous. Nous sommes attendus par un aimable guide et trois personnes très sympathiques formant l’équipage et aussi par un délicieux en-cas de saumon ou charcuterie avec salade accompagné de vin rouge ou blanc. Après avoir passé l’écluse de la Bastille, nous voguons au cœur de la capitale en écoutant l’histoire des plus beaux monuments qui défilent devant nous et en souriant par les savoureuses anecdotes contées par notre guide ponctuant notre romantique promenade. Quelle belle première journée ! La soirée étant libre, chacun décide de la sienne, mais je sais que le repos dans les chambres devient l’endroit préféré.

Vendredi 9 octobre

Après un excellent déjeuner-buffet au gré de chacun, nous voilà prêts pour une matinée visite de la ville commentée par François : Place de la Bastille, Place de la République, Grands Boulevards, boulevard Haussmann et ses Galeries Lafayette et Le Printemps, Place de la Madeleine, Place dePARIS_8-11.10.2009 138.jpg l’Opéra, Place Vendôme, puis continuation à pieds par les Passages couverts et découverte d’une pittoresque épicerie vinothèque, de la maison de Vidocq, pour arriver dans les Jardins du Palais Royal, puis retour au car pour Le Louvre, Place de la Concorde, les Champs-Elysées, Palais de l’Elysée, Place de Clichy, Porte de Saint-Ouen, pour arriver à notre lieu de rendez-vous pour déjeuner : « Chez Michel », où un repas bien français nous a tous régalés.

Dans une ambiance très chaleureuse et surtout avec le « ventre » bien plein, nous voilà repartis pour la Porte de Clichy, Avenue de Wagram, Place Charles de Gaulle et son Arc de Triomphe, le Pont d’Iéna et enfin l’imposante tour en métal dessinée par notre compatriote, Maurice Koechlin.  

La visite des « dessous de la Dame de fer » est le thème principal de notre voyage. Pourquoi ? Parce que la Grande Dame fête ses 120 ans cette année et aurait dû être suissesse ou alors « franco-suissesse », dès lors que Maurice Koechlin (Suisse) et Emile Nouguier (Français), tous deux principaux ingénieurs de l’entreprise de Gustave Eiffel (promoteur et entrepreneur) ont l’idée de construire un édifice relativement haut, une tour de mille pieds. Ils font appel à l’architecte français, Stephen  Sauvestre,  pour lui donner un aspect plus harmonieux. Fiers de leur projet, auquel Eiffel déclare tout d’abord ne pas s’intéresser, ils le présentent à l’Exposition des Arts décoratifs où il obtint un grand succès. C’est alors qu’Eiffel propose de racheter aux deux ingénieurs le brevet de la Tour. En possession dès lors des droits de ce projet, il participe au concours lancé par le ministre du commerce et de l’industrie de l’époque pour la construction d’une Tour de 300 mètres en vue de l’Exposition universelle de Paris de 1889. Voici l’histoire « raccourcie » de ce beau monument – le plus visité au monde – qui domine majestueusement le Champ-de-Mars,  racontée par René Koechlin, lors d’une petite conférence au 2e étage de la Tour, filmée par la DSR, et applaudie par l’assistance devant une coupe de champagne et des macarons.PARIS_8-11.10.2009 237.a.jpg

Donc, grâce à René et à François, nous avons eu la chance : d’une part de ne pas faire la queue, car des files interminables de touristes attendent à chaque pied de la Tour Eiffel, d’autre part d’avoir accès aux « dessous » de la Dame de fer, où se trouve toute la machinerie et au 2e sous-sol les cuisines et enfin de connaître « la vérité » sur cette Grande Dame. Merci René, merci François.

Retour à l’hôtel par le Quartier Latin, St-Germain des Prés, Odéon et St-Michel. Comme Paris est beau !

La soirée étant libre, notre guide nous propose une soirée à Belleville, nouveau pôle d’attraction de Paris dont François l’a compris depuis longtemps. C’est un Paris insolite fait de cours intérieures cachées, cosmopolite, à l’architecture variée raconté par ses artistes, artisans, habitants, commerçants. A Belleville, les habitants disent encore bonjour, ils vous parlent. C’est en créant un parcours sur les traces de Piaf que François a découvert l’endroit où la môme Piaf est née et les endroits où elle chantait. Il nous amène donc dans ce village de Belleville et, malgré un orage soudain, c’est à pied que nous arrivons dans un bistrot, « Le Vieux Belleville » de l’époque de Piaf, de Moustaki, de Maurice Chevalier,Le Vieux Belleville.jpg tel qu’il était avant, et où les patrons nous accueillent chaleureusement en remettant à chacun les paroles de chansons des années 50. Une dame accordéoniste anime la soirée et je vous laisse imaginer l’ambiance que nous mettons dans ce bistrot. Tout d’abord, le repas est délicieux, l’atmosphère très sympathique et surtout nous chantons à tue tête au son de l’accordéon. Les habitués du bistrot nous regardent étonnamment, ne pensant pas que des Suisses pouvaient être de si joyeux lurons….. Quelle belle soirée ! Le réveil sera difficile demain.

Samedi 10 octobre

 

Quelle chance, il fait beau ! Nous partons à 9heures pour le Ban des PARIS_8-11.10.2009 299A.jpgVendanges à Montmartre. C’est à pied, dans les rues étroites de ce beau village, sous les explications de François, que nous arrivons à la Vigne du Clos Montmartre, alors que d’autres prennent le funiculaire les menant au Sacré Cœur pour nous rejoindre ensuite. La cérémonie débute par la chanson le « Temps des Cerises » suivi par un beau concert de cors des Alpes pour finir par un ballet de trombones. Le raisin a été cueilli et c’est au milieu des rangées de ceps que nous assistons au discours de Daniel Vaillant, Maire du 18e arrondissement, député de Paris et ancien Ministre, qui célèbre les 76 ans de la Fête des Vendanges en l’honneur des « Trois Baudets », salle de spectacle fondée par le producteur Jacques Canetti. Saluant toute l’assemblée ainsi que les confréries présentes, c’est avec fierté qu’il assure que le 18e conservera ses racines culturelles et sa vigne quiPARIS_8-11.10.2009 303.jpg produit toujours du bon vin, malgré les caprices climatiques sur le plan nord de la Butte Montmartre. Invitant l’assistance à participer au défilé officiel qui partira de la Mairie du 18e en présence du parrain, Charles Aznavour, et de la marraine, Anaïs, la voix du Grand Charles se fait entendre par la magnifique chanson « La Bohème » mettant fin à cette première cérémonie. « Je vous parle d’un temps que les moins de 16 ans ne peuvent pas comprendre, Montmartre se temps-là, accrochait ses lilas…….. » Magnifique !

Chacun, après ces grands moments d’émotion, choisit sa destinée puisque l’après-midi est libre pour des visites, du shopping ou simplement du repos. Une belle soirée nous attend en perspective.

PARIS_8-11.10.2009 332A.jpg18 heures : belles toilettes, belles dames, beaux costumes, beaux messieurs, et nous voilà partis pour une soirée tout d’abord culturelle et ensuite pour le diner de gala. Le Musée du Quai Branly, malgré ses trois ans, nous apparait tout neuf. A l’intérieur, ses larges couloirs en colimaçon nous font penser au Musée Guggenheim de New York. Nous nous y sentons bien : une guide du Musée nous conduit pour admirer l’exposition de plusieurs centaines de pièces – dont la plupart jamais montrées en Europe -  sculptures, tableaux, tapisseries, PARIS_8-11.10.2009 371A.jpgnous faisant découvrir l’architecture des continents et de certaines de leurs tribus. Un réel plaisir pour les yeux et l’esprit, mais notre estomac nous rappelle que nous sommes  attendus au restaurant les Ombres, sur le toit du Quai Branly. Dès l’arrivée dans cette belle salle, éclairée uniquement par des lumières tamisées posées sur les tables chaudement dressées, nous apercevons, face à nous, la Grande Dame de Fer qui scintille de tous ses feux et de toutes ses couleurs ! C’est magique ! L’ambiance est chaleureuse, le repas divinement bon et la compagnie de notre groupe très agréable. Une belle soirée qui se termine par un petit tour de ville dans un Paris illuminé nous menant à notre hôtel.

Dimanche 11 octobre

Comme la journée est libre, François nous propose soit une visite au Château de Versailles, suivie d’une visite à l’Exposition Brigitte Bardot ou encore de flâner seuls dans Paris. Chacun décide de son choix et, pour ma part et quelques uns d’entre nous, nous découvrons ou redécouvrons le faste de ce magnifique château qui a tant marqué l’histoire PARIS_8-11.10.2009 423A.jpgde France. En ce qui me concerne, après la magnificence de Versailles, étant fan de Brigitte Bardot, je n’ai pas pu résister, avec d’autres participants, de savourer la beauté de Brigitte dans ses années de grande gloire, de lire des passages de sa vie mais aussi de comprendre et d’approuver sa passion et son combat pour les animaux.

La fin du voyage approche, nous remercions François pour sa présence, son amabilité et surtout son professionnalisme.PARIS_8-11.10.2009 277A.jpg

Je terminerai aussi, au nom de la Tribune de Genève et de 24heures, de remercier la toute charmante Béatrice Luscher, maman de Christian et ancienne députée et ancienne maire de Troinex, la séduisante Angéla Bertazzoni  et toutes les non moins charmantes et charmants Pierre Taponnier, Yvette et Francine Hitschler,  Isabelle Bonot, José Louis Lopez, Ernst Johannes, Anne et Michel Rosset, Bernard Moser, Marie-Jeanne Suchet, Jacques et Simone Dubois,  Jacqueline et Rachel Eshaghpour, Micheline et Jean-Louis Bolay, Anne Rogivue, Francine Malherbe, Danielle Senhart, Clarisse Jaquillard, Paulette et Roman Buhler, Anne-Marie et Michelle Tarabbia, Martine et Jean Demierre, Marie-Claire Simonet, Annette Gros, Christiane et Monique Delacransaz, Gudrun et Andréas Jesse, Solange Dethurens, Antoinette et Jacques Gex, Nelly et Jean Lehmann, sans oublier bien sûr M. et Mme René Koechlin.

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Commentaires

bonjour vous Avé pris la photo de le tour éfel kan

Écrit par : pauline | 24/04/2010

bonjour vous Avé pris la photo de le tour éfel kan

Écrit par : pauline | 24/04/2010

Bonjour, pourquoi, elle ne vous plait pas ? La photo a été prise lors de ce voyage.
Cordialement,
Michèle Paoli

Écrit par : PAOLI | 25/04/2010

Merci de votre message. Suis heureuse que vous appréciez mon blog. J'essaie de le rendre agréable à lire et attractif pour tout le monde, même les personnes qui n'ont pas pu faire de voyages avec nous.
Très cordialement,
Michèle Paoli

Écrit par : Paoli Michèle | 03/05/2010

Waw, très bon site, grand merci à vous pour votre aide, et notez tout d'abord que je "plussoie" entièrement cette opinion... J'insiste, votre blog est vraiment bien bon, j'ajoute de ce pas votre blog à mes favoris ! PS : Vivement la suite !

Écrit par : trotinette | 18/08/2010

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