18/06/2009

Juin 2009

PERIPLE A TRAVERS LES ANCIENNES PROVINCES DU SUD EST DE LA FRANCE

Récit Michèle Paoli


Aquitaine 008.jpgSamedi 6 juin

Prenez quelques habitués, fidèles amis du journal et des voyages, ajoutez quelques nouveaux, et vous avez une belle équipe de joyeuses personnes qui ont choisi de partir une semaine avec la « Tribune de Genève » et « 24heures » pour un périple à travers les anciennes provinces de France : le Périgord, le Béarn et la Gascogne, périple organisé par l'agence TourisAir à Genève.

C’est un temps maussade qui nous accompagne, mais le soleil brille dans le car conduit par notre sympathique chauffeur, Eddy.

Premier arrêt sur l’autoroute pour un café croissants où la pluie nous surprend. Soyons optimistes : nous partons vers le sud-ouest et nous devrions « aller vers le beau », comme on dit chez nous ! Deuxième arrêt pour un petit vin blanc genevois qui permet de se retrouver ou de faire plus ample connaissance.

Notre première étape est prévue à Orcines, tout près de Clermont-Ferrand, capitale de l’Auvergne. La Chaîne des Puys, dans le Massif central, se dresse devant nous et, avec elle, le Puy de Dôme, volcan mono génique, situé à 1’000 mètres d’altitude.

Notre premier déjeuner laisse déjà présager que nous serons plus lourds au retour et que le régime sera pour la semaine prochaine :

·         Saumon mariné aux aromates et lentilles vertes du Puy en salade

·         Poulet fermier d’auvergne sauté à la graine de moutarde

·         Fromages d’Auvergne

·         Nougatine glacée, sauce menthe

Après plus de 500 kms, nous arrivons à Brive-la-Gaillarde, dans le département de la Corrèze, pour une soirée au gré de chacun et une nuit de récupération.

 

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Dimanche 7 juin

Excursion et visite du très beau village de Collonges-la-Rouge aux ruelles étroites et aux maisons bâties en grès rouge. Ce village classé dresse ses gentilhommières, ses vieux logis et son église romane dans un cadre verdoyant.

Après cette charmante halte, nous nous dirigeons vers Padirac pour une visite du Gouffre, cavité naturelle de 35 mètres de diamètre au fond de laquelle, à 103 mètres de profondeur, coule une rivière souterraine. Un premier ascenseur nous fait passer au milieu d’une végétation sauvage et luxuriante. Dans le deuxième ascenseur, les alentours se font plus arides et des gouttes d’eau nous tombent sur la tête. Enfin, le troisième nous entraîne dans une cavité béante. Après une brève marche, un guide nous transporte dans une barque à fond plat pour une promenade le long d’un chenal bien éclairé. Nous débouchons alors dans une grande salle que nous pouvons appeler « cathédrale » dont la splendeur et les proportions nous coupent le souffle. Chacun laisse aller son imagination pour donner un sens et une forme aux stalactites qui jalonnent cette somptueuse grotte.

Cette descente dans le ventre de la terre attise notre appétit et c’est réjouis que nous apprécions notre déjeuner dans un charmant restaurant de Padirac :

·         Salade gourmande à l’huile de noix, rillette de canard, foie gras

·         Cassoulet gastronomique au confit de canard, saucisse et haricots de Soisson

·         Cabecou de Rocamadour

·         Dame blanche

L’après-midi est consacré d’abord à la visite de Rocamadour, ravissant village littéralement « cloué »à flanc de falaise, au mépris de la gravité et pour ne pas dire de la logique. Après avoir foulé les ruelles de Rocamadour qui a inspiré le chanteur Gérard Capdeviel, dont la chanson trotte dans ma tête, nous partons en direction d’une charmante petite ville, en plein milieu du Périgord noir : Sarlat. Posée dans une vallée devant un superbe décor de collines, Sarlat fut redécouverte par André Malraux qui mit tout en œuvre pour la rénovation des maisons de pierre, des ruelles et des petits marchés. Depuis Sarlat est devenue une petite ville qui se veut surtout un centre actif et attractif dans un cadre médiéval accueillant plus d’un million de touristes par année.

 

Aquitaine 120.jpgLundi 8 juin

La matinée est consacrée à la visite de la Grotte de Lascaux, non loin du village de Montignac. Lascaux représente un moment crucial de notre histoire : la naissance de l’art. Elle est parfois surnommée : « la Chapelle Sixtine de l’art pariétal ». C’est en septembre 1940 que quatre enfants, courant après leur chien qui s’était faufilé dans un trou, furent éblouis par ce que la lueur de leur torche leur révéla. 1500 figures peintes ou gravées 17'000 ans avant notre ère jalonnaient la cavité de la Grotte. Ces gravures ou peintures représentent des aurochs, des taureaux et des vaches, des chevaux et des cerfs, des bouquetins et des bisons, d’étranges symboles et la passion transportée par notre guide nous laisse sans voix d’émerveillement. Pourtant la Grotte que nous visitons s’appelle Lascaux II, car l’authentique a été fermée aux touristes en raison de la pollution due à la foule qui attaqua les parois et qui rendit la roche malade, ce qui pouvait faire périr ces magnifiques œuvres plus vite qu’il n’en eut fallu pour la découvrir.

Notre déjeuner s’est déroulé au Moulin de la Beune à Ezies-de-Tayac, un lieu ravissant où coule un petit ru dans un décor très romantique :

·         Risotto aux cèpes au jus de cuisson de viande

·         Cabillaud rôti sur peau

·         Brandade minute

·         Gratin de fruits de saison

Repus, nous partons, à la Roque Gageac, village minuscule littéralement agrippé à la paroi rocheuse avec à ses pieds la Dordogne. Le but de notre visite est une promenade en gabarre. Nous découvrons au fil de l’eau, dans une concentration étonnante quelques-uns des sites les plus parlants du Périgord noir : le Château de la Malartrie, le Château de Marqueyssac, le Château de Castelnaud, magnifiques demeures appartenant actuellement à des privés. Nous écoutons notre guide nous raconter la vie de ce village, les rochers qui tombèrent sur plusieurs maisons, la batellerie, les gabariers, les crues de la rivière, les guerres, les croisades, tout ce qui fait et qui a fait la vie de ce charmant village.

Ensuite, nous nous dirigeons vers Domme, Bastide du XIIIe siècle, que nous arpentons en petit train et les plus valeureux à pied. Nous entrons par la porte des Tours où de 1307 à 1318 les Templiers furent emprisonnés comme en témoignent les graffitis que l’on retrouve sur la porte. De nombreux petits commerces sillonnent les rues principales de ce séduisant village qui nous offre un fabuleux spectacle.

Aquitaine 167.jpgMardi 9 juin

Après une visite éclair de Brive-la-Gaillarde (le temps nous fait défaut), nous quittons le Périgord pour nous diriger vers la région de l’Aquitaine. Périgueux, Bergerac et enfin le Château de Monbazillac qui se dresse devant nous, majestueux et chargé d’histoire. Après des explications données par une guide, nous dégustons ce délicieux vin liquoreux qui s’accompagne merveilleusement bien avec, entre autres, le foie gras de la région.

Le déjeuner se déroule dans une auberge de Monbazillac dont la réputation la place dans un des meilleurs restaurants de la région. Nous nous régalons d’un menu délicieux dans un cadre et un service sans faille :

·         Lotte et pétoncle, bouillon de saveurs d’Asie, julienne de légumes

·         Veau en duo : grenadin rôti, jarret façon osso buco

·         Endives braisées à l’orange

·         Dessert

L’après-midi, notre itinéraire nous conduits vers Marmande, pour traverser la Forêt des Landes et enfin arriver à notre destination, Pau, capitale de l’ancienne province du Béarn.

 

Aquitaine 209.jpgMercredi 10 juin

Notre journée est fondée sur la découverte des Pyrénées. Nous commençons notre circuit en faisant une halte à Saint-Bertrand-de-Comminges, village médiéval situé dans la Haute-Garonne et passage obligé des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle sur la voie d’Arles. Ce site doit son charme à l’art roman et gothique qui s’y est développé pour donner des trésors architecturaux qui, de nos jours, conservent une remarquable fraîcheur. Ce patrimoine est un trésor chargé d’histoire auquel s’ajoute la beauté de l’écrin naturel des Pyrénées.

Notre déjeuner a lieu dans un sympathique restaurant non loin de Bagnères de Luchon :

·         Tarte fine provençale

·         Filet de dorade aux asperges

·         Trio de fromages

·         Croustade aux myrtilles

Notre digestion est un petit peu bousculée par notre itinéraire qui nous conduits sur la route qui mène à l’ascension du Col de Peyresourde (1569mètres). Comme la météo nous le permet, nous faisons la descente d’Arreau pour prendre la route d’Aspin et atteindre le Col du même nom (1'489 mètres), rendu célèbre par les passages du Tour de France. Heureusement que notre chauffeur Eddy maîtrise son car comme un grand professionnel, car plus d’une fois il est confronté à des congénères, moins habiles, qui font la descente du col. Tout au sommet, des dizaines de vaches en liberté se reposent et font l’attraction des touristes qui sont plus surpris qu’elles.

Retour à Pau pour une visite au gré de chacun du Château et de la Cathédrale.

 

Aquitaine 229.jpgJeudi 11 juin

Toujours aussi précis que des horloges suisses, nous voilà partis pour la ville d’Auch, capitale du Gers, anciennement appelé la Gascogne. Plusieurs nuances de vert s’offrent à nous par la diversité du paysage ; paysages ondulés, champs de maïs encore bébés, petits villages et fermes où vivent en liberté oies et canards qui régalent les amateurs de foie gras. Arrivés à Auch, un guide nous transmet avec passion l’histoire de sa ville où il semble bon de flâner à travers le labyrinthe de ses ruelles médiévales et typiques. Il nous parle aussi d’un illustre personnage, dont Alexandre Dumas en a fait son héros dans son œuvre quelque peu romancée, D’Artagnan et les trois mousquetaires. D’Artagnan, véritable Gascon, né au Château de Castelmore, entre 1611 et 1615 est mort au siège de Maastricht en 1673. Militaire de la cour de Louis XIV et investi de la confiance du Roi, il fut chargé de quelques missions délicates dont il s’acquitta avec obligeance et discrétion. On se souvient de Jean Marais dans le Masque de Fer, tenant le rôle de d’Artagnan, qui avait reçu la mission de Mazarin de trouver le frère jumeau de Louis XIV. Sa statue s’élève au pied de l'escalier d’Auch, au bas de la Tour d’Armagnac, et attire des milliers de touristes venus du monde entier.

Notre visite se poursuit par la Cathédrale Sainte-Marie qui fut de tout temps dédiée à la Sainte-Vierge. C’est un vaste édifice à trois nefs, de 102 mètres de long sur 35m de large. La Cathédrale Sainte-Marie est de style ogival flamboyant, fortement influencé par la Renaissance. Elle fut complétée fin du XVIIe siècle, par une façade et un porche d'ordre corinthien. Elle comprend un ensemble de 21 chapelles. Elle est surtout remarquable par une série de dix-huit verrières, œuvres d'Arnaud de Moles, et par les boiseries du chœur dont les 113 stalles, d'auteurs inconnus, qui continuent la suite des scènes bibliques commencée sur les verrières.

La visite se termine par un déjeuner au Château de Mons où après ce délicieux repas :

·         Assiette charcuterie (jambon, pâté, rillettes de canard)

·         Pintade flambée à l’Armagnac

·         Légumes, polenta

·         Fromages

·         Glace aux pruneaux à l’Armagnac

un des responsables du Château nous instruits sur l’Armagnac et le Floc de Gascogne avec une dégustation de pruneaux à l’Armagnac. Un délice !

Découverte ensuite de la plus petite cité fortifiée de France, Larressingle, village du 13e siècle ceint de remparts au milieu desquels subsistent un donjon, une église et quelques maisons restaurées.

Il n’est pas question de quitter le Gers sans faire une halte dans une ferme dont la principale activité est l’élevage des canards et la production de foie gras et divers autres produits. Après une dégustation de pâté, foie gras et rillettes accompagnés par du Floc de Gascogne, nous nous dirigeons vers Pau pour une dernière nuit.

 

 

 

Aquitaine 288.jpgVendredi 12 juin

Notre journée est consacrée à la visite de Lourdes située dans le département des Hautes-Pyrénées. Centre de pèlerinage catholique, Lourdes accueille chaque année plus de 5 millions de pèlerins ou visiteurs venus du monde entier. Ici la spiritualité appartient à l’histoire et s’inscrit dans le présent par la force et par la beauté du site, les marques du passé, le recueillement des Sanctuaires. Le site des sanctuaires a pour centre névralgique la basilique Notre-Dame-du-Rosaire que surplombe la Basilique de l'Immaculée-Conception et la Grotte de Massabielle où, le 11 février 1858, Bernadette Soubirous rencontra la Vierge Marie qui conféra à la ville sa qualité de cité mariale.

Après plusieurs heures passées à découvrir cette ville conçue de sites religieux mais aussi d’échoppes pour touristes, nous partons en direction de la ville rose, Toulouse, qui a inspiré une chanson à l’enfant du pays, Claude Nougaro.

Après l’installation à notre hôtel, et un moment de libre pour visiter la place du Capitole et les rives du canal de Brienne, nous nous retrouvons tous pour le diner :

·         Ravioles tomate-mozzarella, basilic, copeaux de serano

·         Magret de canard grillé sauce à l’orange et poivre vert

·         Légumes

·         Moelleux aux chocolat sauce vanille

 

Aquitaine 345.jpgSamedi 13 juin

N’ayant ni le temps, ni la possibilité de faire un parcours en car dans Toulouse, nous nous dirigeons alors vers notre prochain itinéraire, Albi, capitale du Tarn.

Albi est surnommée la ville rouge du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre ancien. Elle est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son imposant Palais, qui dominent le centre-ville historique et la rivière, le Tarn. Ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant une très importante collection d'œuvres du peintre post-impressionniste. Malheureusement, nous ne pouvons pas visiter ce musée en raison de la grève du personnel. Cette visite est remplacée par une agréable promenade en gabarre sur le Tarn, sous un soleil brûlant. Après quelques jours de temps maussade, nous plongeons dans une chaleur de plus de 35°.

J’ai oublié de parler de notre remarquable déjeuner dans un ravissant et sympathique restaurant :

 

·         Marbré de canard au foie gras

·         Filet de bœuf, légumes

·         Crumble au chocolat sur un coulis de vanille

Notre périple nous conduit à Millau et, grâce à la perspicacité d’Eddy, nous arrivons ¼ d’heure avant la fermeture du bureau de tourisme du Viaduc de Millau pour visionner la vidéo qui nous éclaire sur ce pont à haubans autoroutier, franchissant la vallée du Tarn, dans le département de l’Aveyron.

 

Aquitaine 370.jpgDimanche 14 juin

Avant de quitter Millau et prendre la route pour une traversée Nord-Sud du Massif central, dernier arrêt au belvédère du Viaduc pour immortaliser avec notre numérique le plus haut pont du monde. Comme dit Juliette, en admirant ce magnifique édifice construit en nature, il n’eut pas été difficile à nos élus genevois de faire concevoir un pont sur la rade depuis le temps qu’on en parle…

Après deux heures de route, nous faisons une halte fort sympathique sur une aire de la route nationale pour un dernier « coup de blanc et coup de rouge », bouteilles transbahutées dans la soute depuis Genève, sous le regard méfiant de superbes vaches paissant dans le vert pré.

Notre arrêt pour déjeuner a lieu au Puy-en-Velay connu pour être un point de départ pour le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Située au sud-est du Massif central, le Puy-en-Velay est bâti sur un ancien volcan. Le bassin du Puy est avant tout un site exceptionnel ou ville et relief volcanique sont en parfaite harmonie. Tout comme toutes ces villes chargées d’histoire, le Puy est fréquenté par des milliers de touristes déambulant dans les ruelles peuplées de boutiques de souvenirs.

Notre voyage arrive à sa fin et avant de prendre la route pour Genève et Lausanne, nous prenons notre dernier déjeuner au Puy :

·         Ravioles de langoustines aux asperges, coulis de crustacés

·         Veau des Monts du Velay, son jus à l’huile de truffe

·         Assiette de fromages

·         Dessert gourmandise

 

Aquitaine 323.jpgFin du voyage

Toute bonne chose ayant une fin, je termine ce récit en remerciant Eddy de nous avoir conduits en toute sécurité et avec bonne humeur lors de ce périple à travers le Périgord, la Gascogne et le Béarn, et je remercie également nos fidèles participantes et participants, lecteurs et lectrices de notre journal : Jeanne-Marie, Jeanine, Anne-Marie, Cécile, Michèle, Eveline et Raymond, Marie-Claire et Gilbert, Madeleine et Ludovic, Juliette et Roland, Bernard, ainsi qu’Edy-Angéla, Jacqueline et Marc.

Si, chers lecteurs et lectrices, vous regrettez de n’avoir pas pu être des nôtres durant ce circuit, nous vous invitons à découvrir nos voyages sur le site « Club Voyages ». Notre prochain périple en car se déroulera à travers notre beau pays, la Suisse, du 22 au 29 septembre 2009.

Amis du journal, au plaisir de vous retrouver tout prochainement, je vous souhaite un très bel été. (Michèle Paoli).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Je crois bien quen le Béarn, en tant que province, appartenait au royaume de Navarre, et n'est en France que depuis qu'elle est constituée de départements.

Écrit par : Rémi Mogenet | 18/06/2009

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