18/11/2008

Novembre 2008

A TRAVERS LE TEMPS DE

LA CHINE ANCIENNE A LA CHINE MODERNE

Récit Michèle Paoli


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Vendredi 31 octobre : sous l’égide de TourisAir et de son directeur, Jacques Bussat, le Club voyages de la Tribune de Genève et de 24heures, conduit vingt-cinq de ses lecteurs pour un superbe voyage en Chine, de l’ancienne à la moderne. Départ de Genève, via Paris, nous nous retrouvons tous et grâce à une réunion organisée quelques jours auparavant, nous ne sommes  pas étrangers les uns aux autres. Nous nous connaissons et la communauté s’annonce sous les meilleurs auspices. Dix heures de vol. L’avion est complet et nous nous trouvons déjà dans l’ambiance chinoise, car la moitié ou plus des passagers sont des Chinois qui rentrent dans leur pays. Après un dîner léger, nous passons une nuit plus ou moins sereine pour arriver samedi 1er novembre à Beijing à 11h.45, heure locale. Shan, notre guide chinois, maniant la langue française parfaitement, nous accueille chaleureusement.  Ni Hao ! (Bonjour en chinois). Avant de rejoindre notre hôtel, nous partons dans le quartier des Hutongs, quartier aux ruelles et maisons historiques, qui malgré des organismes de sauvegarde du patrimoine commencent à disparaître pour donner une image plus moderne à cette région. Nous découvrons un quartier très animé où treize « vélos-pousses » nous attendent. Imaginez vingt-cinq Suisses, assis sur ces carrioles tirées par des vélos, ravis de fouler le sol pékinois sur ce moyen de transport très typique ! Notre étonnement se prolonge lorsque nous pénétrons chez l’habitant pour un déjeuner très copieux où tous les plats sont posés sur un grand plateau tournant. Quelques-uns d’entre nous utilisent les baguettes, d’autres se lassent vite de leur maladresse et utilisent la fourchette. Notre hôtel, basé non loin de la place Tian’anmen, secteur très chic et animé de Beijing, nous convie à nous reposer avant d’aller découvrir les alentours. Nous sommes éblouis par cette métropole de 15’000’000 habitants dont le changement et le développement est spectaculaire. J’y étais venue il y a dix ans et je ne reconnais rien à cette ville dont la circulation était intense de vélos, les rues étaient sales avec des odeurs nauséabondes et il s’en dégageait une impression d’entassement et de fourmilière humaine. Aujourd’hui, je suis surprise par la propreté qui y règne. Beijing est devenue une très belle capitale ultra moderne, avec des buildings, des tours de verre, des centres commerciaux et aucun papier ou détritus qui traîne…. Fini la réputation des villes suisses les plus propres du monde !...
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Dimanche 2 novembre : après une nuit de repos bien mérité, nous voilà prêts pour découvrir la Grande Muraille. Environ 80 kms à parcourir en car et le paysage commence à changer : vallons et collines apparaissent, puis une chaîne de montagnes se dresse au loin : on approche et l’excitation commence à grandir.  La Grande Muraille se dresse devant nous. Quelle merveille de vivre ces moments ! Nous nous efforçons de ne pas penser à l’époque où elle fut construite et où un nombre considérable de personnes a perdu la vie. Les plus valeureux d’entre nous décident de gravir le versant de la grande porte, ce qui représente environ 1’000 marches (aller et retour s’entendant). Ces marches, taillées dans le roc, demandent une attention soutenue : 3 marches hautes, une basse, une haute, deux basses, etc…  
IMGP2366.JPGNous sommes quelques-uns à arriver avec fierté au point que nous nous étions fixé. La vue est superbe et les photographes amateurs s’en donnent à cœur joie. La descente est joyeuse et c’est en nage, car le temps est très beau, que nous allons nous restaurer avant d’aller visiter  la Cité des Jeux Olympiques, visite surprise de notre périple. Il nous reste environ deux heures pour y parvenir et nous rêvons à notre aise au fabuleux voyage à travers les siècles que nous venons d’effectuer pendant ces quelques heures : la Grande Muraille s’étire dans le temps, comme dans l’espace ; commencée vers le Xe siècle avant notre ère, fortifiée au IIe siècle avant J.C. par la dynastie des Qing, elle a survécu aux vingt siècles de bouleversements incessants qui ont marqué l’histoire de la Chine.
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Nous arrivons enfin à la Cité des J.O., dont le contraste avec ce que nous venons de vivre est saisissant. Ouverte au public depuis peu, nous ne sommes pas les seuls à la découvrir. Des milliers de visiteurs déambulent, avec émotion ou admiration, pour revivre dans le stade, dit « Le nid d’oiseaux », les moments forts des Jeux. Le lieu se prête pour faire une photo de groupe en arborant le drapeau suisse et celui de la Tribune de Genève : “l’équipe de la TDG et de 24h. aux J.O.”. C’est une première ! D’ailleurs, nous sommes, quelques instants, les vedettes du stade, car une dizaine de Chinois viennent se mêler à nous pour se faire immortaliser sur nos « numériques »…. Le soir, un spectacle nous est proposé et avides de tout voir et tout connaître, nous partons au Théâtre assister à la légende de Kung-fu, ce petit moine venu au temple apprendre le bouddhisme et cet art martial. La journée se termine et c’est las et heureux que nous retrouvons nos chambres.
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Lundi 3 novembre : après un petit-déjeuner fort agréable, nous découvrons le centre de Beijing et avec lui les embouteillages. Les vélos d’il y a dix ans ont laissé place aux voitures et Shan désirant nous parler de ce fléau qui frappe Beijing, comme d’autres métropoles, a de la peine à prononcer « embouteillages ». Nous nous amusons à le reprendre, mais lui, malicieux, nous rétorque: “bon d’accord, je vais dire bouchons”.  Nous sommes ébahis par ce jeune Chinois qui n’est jamais venu en Europe et qui parle parfaitement notre langue avec un accent délicieux et plein de sérénité. Nous nous promenons sur la place Tian’anmen, place de la paix céleste, la plus grande du monde, qui accueille des milliers de touristes. Au nord de la place se trouve l’une des cinq portes qui donne accès à la Cité interdite qui fut la résidence impériale des dynasties Ming et Qing jusqu’en 1912. Les portes représentent  les cinq vertus essentielles : sagesse, justice, intelligence, humanité et bienséance. Shan nous explique l’histoire de ce lieu avec passion et émotion. Nous avons une pensée pour toutes les impératrices qui ont vécu derrière ces enceintes successives qui entourent les palais et qui en devenaient des recluses à vie. Nous nous rappelons également le magnifique film « Le dernier empereur » de Bernardo Bertolucci, qui décrit la vie de Puyi, douzième et dernier empereur de la dynastie Qing qui fut couronné Empereur à trois ans. Il serait trop long de décrire cette vision féérique que sont ces palais, ces jardins, ces galeries, tous ces trésors et cette richesse contenus dans la Cité…  La faim commence à nous titiller et c’est à pied que nous nous rendons dans un restaurant dont la diversité des plats devient finalement répétitive. D’aucuns s’interrogent si au bout de quelques jours nous ne saliverons pas en rêvant à un bon steak frites ou à une bonne fondue ! La fin du périple nous le dira. Nous voilà sur la route du Temple du Ciel, lieu où l’empereur faisait sa prière deux fois par an. Actuellement, c’est un lieu où des Chinois s’exposent à la vue des touristes en chantant, jouant aux cartes, faisant du taïchi, bref passant le temps pour notre plaisir et le leur. Nous finissons notre après-midi par une dégustation de thés dans une maison spécialisée où sont enseignées les vertus des différents thés et surtout la façon de le servir. C’est tout un art ! Revenus à l’hôtel, un laps de temps bien court pour se rafraîchir et nous revoilà partis pour un dîner au restaurant “Le Canard laqué”. Il est bien évident qu’il n’était pas possible de quitter Beijing sans déguster ce plat bien typique de la capitale.

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Mardi 4 novembre : notre périple à Beijing se termine aujourd’hui et nous nous dirigeons pour une dernière visite au Palais d’été, où l’impératrice venait s’oxygéner au milieu du lac et des parcs. Avant de déjeuner, nous visitons un élevage d’huîtres perlières d’eau douce où nous avons pu admirer de magnifiques colliers de perles. Chaque lieu nous tente à acheter quelques souvenirs…  J’ai oublié également de parler de la visite de la fabrication des cloisonnés que sont ces magnifiques vases, bijoux ou objets en cuivres dont les dessins sont faits par des fils de cuivre minutieusement collés, cuits au four, ensuite peints à la main et à nouveau cuits au four. C’est à Beijing que sont faits les plus beaux cloisonnés. Bien entendu, ici aussi, d’aucuns et d’aucunes se laissent tenter par quelques petites merveilles très colorées. Au revoir Beijing et Shan et nous nous envolons pour Shanghai qui se trouve à 2'000 kms. Nous atteignons la ville par le train Maglev, le train le plus rapide du monde (431 km/heure). Accueillis par Li Mao, notre nouveau guide (jeune Chinois parlant le français aussi bien que Shan), nous nous dirigeons pour une croisière sur le fleuve Huangpu pour admirer Shanghai la nuit, immense ville toute illuminée de plus de 20 millions d’habitants, 3'000 habitants au km carré. Sans oublier la dizaine de millions dans la zone urbaine. Sa mutation cosmopolite et son essor culturel la comparent aux métropoles mondiales, comme New York, Londres ou Paris.

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Mercredi 5 novembre : Li Mao nous conduit au Jardin Yu Yuan, situé au cœur de la vieille ville, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Sentiers serpentant entre les roches, massifs de fleurs, pavillons et étangs pleins de poissons rouges sont au rendez-vous.  A la sortie du jardin,  et à la satisfaction générale, nous arpentons les rues étroites et très commerçantes de la ville ancienne où les achats se perpétuent en marchandant. Après un déjeuner léger, nous partons pour la visite du fabuleux Musée de Shanghai, la plus grande collection d’art chinois du monde : bronze, céramique, calligraphie, peinture, sculpture, jade, mobiliers, costumes traditionnels, etc. De quoi satisfaire les amoureux de l’art ! A la nuit tombante, bien qu’il soit 17h.30, nous admirons à nouveau les illuminations des buildings depuis le Bund (promenade en chinois). Nous terminons notre journée par un dîner (chinois, bien sûr…) avant de nous rendre à l’extraordinaire show des acrobates.
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Jeudi 6 novembre : les lève-tôt prennent le métro -guidés par Jacques- pour se rendre dans la zone piétonne, très commerçante et fréquentée, aux commerces occidentaux. Début d’après-midi, départ sous une pluie battante, pour Suzhou, la Venise de l’Orient. Selon des mots attribués à Chaoying, poète de la dynastie Yuan : « Au ciel, il y a le paradis et sur la terre, il y a Suzhou et Hangzhou »….  Ville jalonnée de canaux, elle cache au fond de ses quais endormis les plus beaux jardins de toute la Chine. C’est une ville de charme qui abrite maisons de thé, fabriques de soie et qui est, aussi, réputée pour sa cuisine à base de poisson. Avant de nous rendre dans notre hôtel, nous visitons une fabrique de dévidage de la soie où l’on nous enseigne la fabrication de la soie, de la naissance du ver en passant par les chenilles qui filent le cocon (une chenille peut produire jusqu’à 4000 mètres de fil) et enfin le produit fini qui, entre autres, habille, si élégamment les dames ou les intérieurs des maisons. Là sourire plein d’espoir de la gente féminine du groupe et soupirs résignés de la partie masculine, car quelques achats sont encore effectués. Les couettes en soie attirent l’œil de certains qui passent commande et les font envoyer par avion à leur domicile. La pluie ne voulant pas nous quitter, nous terminons la soirée à l’hôtel, certains s’offrant un massage, d’autres préférant le repos dans leur chambre.

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Vendredi 7 novembre : Malgré une pluie battante, nous partons pour une croisière sur les canaux qui jalonnent la ville (elle est jumelée avec Venise). Les maisons basses en pierre ou en bois, se reflètent dans l’eau. Nous sommes surpris par la vétusté de ces maisons qui n’ont – paraît-il – aucun confort et dont les sanitaires sont pratiquement inexistants. Tout se déverse dans ces canaux et, pourtant, nous sommes éblouis par ce panorama époustouflant de beauté. C’est vrai que Suzhou est célèbre pour la splendeur de ces paysages dont on dit que les jardins sont les plus beaux de la Chine….  Nous continuons notre visite par le plus grand jardin de Suzhou, le Jardin de la Politique des Simples. Poésie et humour se mêlent dans cette appellation. Au milieu des arbres plus que centenaires, nous accédons au kiosque par un petit pont arc-en-ciel construit au milieu d’un lac. Là c’est un pavillon entier qui a pris la forme du dragon et qui allonge sa queue de tuiles grises ; ici, la porte semble un immense éventail de pierre et de bois. Nous quittons le jardin avec regret car la pluie n’a pas cessé et nous n’avons pas pu profiter comme nous l’aurions voulu de ce splendide jardin, ni de Suzhou. Le soir, nous nous retrouvons pour un cocktail avant le dîner et une nuit de repos car le départ pour Guilin est aux aurores le lendemain. Au revoir Suzhou, au revoir Li Mao.
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Samedi 8 novembre : le vol dure deux heures et au sol, nous faisons la connaissance de Li, notre nouvelle guide, qui nous conduit dans un restaurant de la ville pour notre déjeuner dont le rituel des plats et des goûts commencent à en lasser quelques-uns… La visite de la grotte des Flûtes de roseau, l’une des plus belles de Chine, est une bonne illustration du rapport des Chinois avec la nature. Chacun suit le parcours poétique que nous décrit Li et laisse aller son imagination sur ce que représentent  les concrétions rocheuses mises en illumination. Nous rejoignons notre hôtel et chacun est libre de sa soirée.

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Dimanche 9 novembre : une belle journée ensoleillée nous attend et nous embarquons sur un bateau pour descendre la rivière Li. Le climat de la région est tropical, chaud, humide et pluvieux. Mais aujourd’hui nous avons la chance d’avoir un très beau soleil et c’est sur le pont du bateau que nous pouvons admirer ce panorama avec ces montagnes qui semblent surgir de l’eau.  Érodées par les eaux pluviales et fluviales au cours des millénaires, elles ont fait la réputation de la région. L’art chinois prend en compte quatre éléments pour définir la beauté d’un paysage : la majesté des montagnes, la limpidité des eaux, l’étrangeté des rochers et la variété des arbres, plantes ou fleurs. Or, la région de la rivière Li réunit ces quatre caractéristiques, voilà pourquoi elle fut si souvent chantée ou peinte par les artistes chinois. Nous n’arrêtons pas de nous exclamer sur cette splendeur de la nature et les appareils photo n’arrêtent pas de cliqueter. Nous débarquons à Yangzhou, petit village à une heure de Guilin, dont j’avoue que c’est incontestablement mon coup de cœur du voyage.  Des petites voiturettes nous attendent pour une visite d’un village perdu dans les rizières. Le contraste est saisissant. Les rizières inondées quadrillent le sol de zones vert tendre ou jaune, les paysans foulent le riz étalé sur le sol, les femmes et enfants nous courent après dès que nous faisons un arrêt photo pour nous vendre différents objets de fabrication artisanale. La petite course à travers une route en terre se termine dans un village où les enfants accourent pour nous voir et où les femmes nous fuient à la vue des appareils photo. Les maisons sont très vétustes, l’eau courante n’existe pas, mais chacune possède une télévision plus ou moins vieille. L’électricité est présente et les fils électriques font figure de décoration tant ils s’enchevêtrent sur les façades. Sur la rivière, nous assistons à un spectacle étonnant et radieux. Les amoureux des villes alentours viennent naviguer sur des radeaux, comme nous naviguerions sur le lac Léman pour occuper notre dimanche. Ils se laissent photographier et semblent heureux de voir ces chasseurs d’images étonnés du spectacle. Retour à Yangzhou, non sans mal : sur la route pierreuse et boueuse du retour, ont été déversées devant une maison, des milliers de briques barrant le passage. Comment faire pour passer ? Nous sortons des voiturettes et nous voici, vaillants, prêts à débarrasser ces parpaings alors que quelques Chinois, responsables de cette aventure, nous regardent faire avec étonnement et sans aucun soutien. Il nous faudrait des heures et des heures pour dégager le chemin, alors nous décidons de continuer à pied jusqu’à ce que notre car nous rejoigne. Nous rencontrons sur la route une très IMGP2822.JPGvieille dame, toute petite et voutée, au visage buriné, à la dentition inexistante, mais tellement mignonne. Je lui donne un tour de cou Tribune de Genève avec la cloche suisse accrochée au bout. Je ne crois pas qu’elle sache ce que c’est, mais elle est heureuse. Je l’embrasse et j’immortalise ce moment par une très belle photo.  Nous sommes enfin de retour à Yangzhou et la rue principale bordée de bazars nous attire comme des aimants pour faire, encore, quelques achats. Première acquisition indispensable : une valise. Jacques est inquiet pour le retour : attention, le poids est limité. Vingt kilos par personne. Pas d’inquiétude ! Certains, comme moi, compenseront avec d’autres qui ont été plus raisonnables. Ces petites choses s’achètent, mais arrivés en Europe, seront-elles vraiment utiles ? Tant pis, nous faisons marcher le commerce….

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Lundi 10 novembre : au revoir Guilin, au revoir Li. Départ très tôt à l’aéroport pour rejoindre Guangzhou (Canton) où nous sommes accueillis par notre denier guide qui nous fait un bref tour d’orientation de la ville avant d’arriver au Mémorial Sun Yat Sen. La ville nous semble comme les autres : immense avec des buildings et encore des buildings. Nous voici arrivés dans un très beau parc qui abrite le monument qui commémore le rôle accompli par Sun Yat Sen au début du siècle dernier. Quelques photos et nous repartons pour une visite dans les vieux quartiers de Canton à la découverte d’un marché qui s’étale entre des maisons délabrées, sales. Nous arpentons ces rues étroites à la queue leu leu et le contenu des échoppes nous arrache des cris de surprise, de dégoût ou d’émerveillement selon les terreurs secrètes de chacun : racines de ginseng, scorpions séchés ou encore vivants aux dards dressés, pattes ou tendons de cerfs, écailles de tortues, cigales, hippocampes, serpents, graines et haricots étranges, champignons noirs, et j’en passe. Fascination de l’étrange, beauté de l’horrible, séduction du répugnant….
DSCF3182.JPGA ces choses « dégoûtantes » succèdent des chiots mis en cage, des chatons entassés, des oiseaux dans des cages si étroites, toute cette animalerie qui nous arrache presque les larmes. Ce spectacle nous serre l’estomac et, en ce qui me concerne, je n’ai pu avaler quoi que ce soit lors du déjeuner qui a suivi… Nous nous rendons ensuite à la gare pour prendre le train qui nous mène à la dernière étape de notre voyage : Hong Kong. Installés dans de très bons sièges, nous piquons un petit somme jusqu’à l’arrivée de cette impressionnante métropole. Colonie britannique à partir de 1842, rétrocédée à la Chine en 1997, Hong Kong demeure fondamentalement différente du reste de la Chine. Son système politique et légal, sa monnaie lui sont propres. Notre hôtel situé dans le centre de Hong Kong nous permet de visiter à pied les rues très commerçantes constituées principalement de boutiques de grandes marques européennes, des magasins d’appareils électroniques et des restaurants. A chaque pas, nous sommes harcelés par des Hongkongais qui sortent de leur poche des montres de marque suisse, fausses bien sûr, mais on pourrait s’y méprendre…
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Mardi 11 novembre : dernier jour avant notre départ. Nous partons toute la journée pour une visite en car et nous écoutons les explications de notre guide tout en admirant cette ville faite de gratte-ciels, de tours en verre, dont l’architecture faite à la verticale nous donne le tournis. C’est d’une beauté incroyable car le béton, le verre ou l’acier se marient avec de magnifiques jardins verdoyants, des arbres immenses et la mer, d’un bleu azur qui se confond avec le ciel. Jacques nous dit que c’est la première fois qu’il voit Hong Kong sous un soleil si lumineux. Nous avons de la chance. Le car nous dirige vers le funiculaire qui nous conduit au sommet du pic Victoria, 555m d’altitude. La montée est une fascination pour les yeux. Les chasseurs d’images n’arrêtent pas d’éterniser ce panorama magique. Arrivés au sommet, un centre commercial ultra moderne nous accueille et nous dépensons nos derniers deniers en souvenirs. Le déjeuner se déroule en haut de la tour dans un très beau restaurant où la vue nous coupe le souffle. La descente se fait en car, à vive allure, et nous admirons encore une fois la mer de Chine avec ses plages magnifiques. Nous rentrons en début de soirée à l’hôtel et nous nous séparons, le temps étant libre. Certains prennent le star Ferry pour découvrir et dîner à Victoria Harbour ; d’autres contemplent, sur les quais ou sur la terrasse au 16e étage de l’hôtel, les lasers multicolores qui inondent les gratte-ciels et font un spectacle chaque soir. Après ce décor théâtral, je rentre à l’hôtel avec Liliane pour nous régaler d’un bon plat de tomates-mozzarella. Fini la cuisine chinoise, je n’en peux plus…. Je ne voulais pas y croire, car je me régale, chez nous, de cette gastronomie asiatique dont je ne me lasse pas.

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Mercredi 12 novembre : transfert à l’aéroport et nous quittons ce magnifique pays dont les péripéties du voyage resteront un souvenir ineffaçable. Près de 15 heures de voyage et nous arrivons à Genève où chacun retrouve sa famille. 

 

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  Xie Xie (merci en chinois) à Jacques de nous avoir proposé ce périple ; Xie Xie à Karine, Liliane, Raymonde, Cécile, Françoise, Christine, Dorothée, Marie-Claude, Melinda, Gisèle, Michèle, Claude, Michel, Jacques, Yvan, Georges, Benjamin, d’avoir fait confiance au Club Voyages de la Tribune de Genève et de 24heures, comme l’ont déjà fait Elisabeth, Daniel, Hans, Liliane, Marie-Claire et Micheline, eux aussi du voyage.

Commentaires

Merci Michel. A la prochaine.....

Écrit par : G.Streit-Panchaud | 19/11/2008

Super le texte et les photos.
merci michèle pour ses moments inoubliables.
christine Eicher

Écrit par : eicher | 19/11/2008

Un grand grand merci à toi Michèle pour ce joli livre
de souvenirs !
pourrait-on avoir quelques photos de ces petites merveilles
qui ont rempli ta petite valise ???? :-)))

Un énorme bisou à tous nos compagnons de voyage
et à bientôt pour une soirée souvenirs !!
Karine & Benjamin

Écrit par : Karine | 20/11/2008

Superbe merci Michèle rude pour mes yeux
mais très beau voyage

Écrit par : liliane | 20/11/2008

"Xie-Xie", chère Michèle et bravo pour ce beau texte et tes photos superbes qui nous font revivre 11 jours magnifiques dans un pays inconnu pour la plupart de participants de ce voyage inoubliable.
Amicales pensées
Hans

Écrit par : Hans | 20/11/2008

Quel bonheur !...
Lorsque que l'on repense à ce magnifique voyage.
Un tout grand merci à toi Michèle et à Jacques pour votre disponibilité et votre
amitié.
Quant à vous compagnons de voyage, sachez que chacun à votre manière vous avez contribué à créer une bonne harmonie et une excellente ambiance.
Bizes à vous tous....

Écrit par : Raymonde | 29/11/2008

Salut à tous!
Superbe texte et des photos splendide!
Merci pour tout et A+

Écrit par : yvan | 30/11/2008

Salut Michèle, beau travail!
Et merci pour tes commentaires!
Un salut à tous les participants à ce super voyage.
A bientôt.

Écrit par : yvan | 30/11/2008

Salut Michèle et bravo pour ton travail!!
Encore un petit coucou à tous les participants!
Et à bientôt.

Écrit par : yvan | 30/11/2008

Les commentaires sont fermés.